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Barack Obama, bientôt autorisé à couper Internet ? Yes I can !

Casse la Barack et en Chine

pinceSi vous comptiez vous exiler, suite au vote du projet de loi Hadopi, choisissez bien votre pays d’accueil. Aux États-Unis, le Cybersecurity Act of 2009, une proposition de loi déposée par les sénateurs John Rockefeller et Olympia Snowe, veut prévenir à sa manière les attaques sur les réseaux. Ce texte permettrait tout simplement à l’État fédéral de couper les réseaux, même ceux d’ordre privé, en cas de pareille menace.

Le texte de loi a été coécrit avec la Maison Blanche, indique le Washington Post, même si aucune paternité officielle n’a été réclamée depuis le QG d’Obama.

Le projet reposerait sur l’Office of the National Cybersecurity Adviser, une nouvelle administration placée directement sous l’autorité du président américain. Ce centre aurait au surplus le pouvoir d’enjoindre de l’Institut National des Standards et des Technologies l'obligation de créer des données standards que devraient appliquer les administrations publiques, mais aussi toutes les sociétés privées, comme notamment les éditeurs de logiciels.

Les États étrangers devront être incités lors des négociations internationales à s’inspirer fortement de ces normes (Section. 21 (1)) « Aujourd’hui, comme avec le cancer, les logiciels vulnérables peuvent être envahis et modifiés pour causer des dommages à des logiciels « sains », et infecter des softwares qui peuvent se répliquer eux même et envahir les réseaux pour causer des dommages à d’autres systèmes » explique l’exposé des motifs.

Couper du web des infrastructures entières

Outre une stratégie de formation et d’accompagnement d’experts en sécurité, le Cybersecurity Act of 2009 envisage de confier au président des États-Unis des super pouvoirs à faire rougir d’envie la future Hadopi française. Dans la Section 18.2, il est ainsi expressément prévu que le président puisse déclarer l’état d’urgence en matière de cybersécurité et ordonner « la limitation ou l’arrêt du trafic Internet vers ou depuis l’un des quelconques systèmes ou réseaux de structure d’information compromis ».

Ceci pourra viser aussi bien les réseaux du gouvernement fédéral que n'importe quelle autre structure des États-Unis (privées ou publiques). A l’article 18.6, un article similaire permet au président de déconnecter n’importe quelle infrastructure fédérale publique ou privée « dans l’intérêt de la sécurité nationale ».

Ces termes « « d’infrastructures sensibles» sont volontairement très vagues donc très vastes. John Rockefeller, dans une interview rapportée par Le Monde estime que cela peut aller « de l'eau jusqu'à l'électricité, en passant par les banques, les feux de circulation et les données médicales – et la liste est encore plus longue ».
Source : Le Monde
Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

Publiée le 08/04/2009 à 09:43

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