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Futur de Microsoft : Windows un simple plug-in de Midori ?

Voyage au coeur de l'abstrait et du virtuel

windowsCe n’est pas la première fois que vous le lirez, mais le futur de Windows n’est pas Windows. Depuis la réunification des systèmes avec Windows XP (un seul noyau pour toutes les gammes), les systèmes NT ont continué à évoluer, donnant Vista il y a deux ans, et préparant Windows 7. Ce dernier, bien que plein de promesses, n’est qu’un pas de plus (certes spécifique) dans l’évolution des Windows « traditionnels », mais un brevet de Microsoft préfigure de ce que sera peut-être le système d’exploitation du futur pour Redmond.

Midori, encore et toujours lui

Nous avons parlé plusieurs fois d’un projet nommé Singularity. Entièrement managé et écrit en quasi-totalité en C#, Singularity représente une vision neuve selon Microsoft de ce que pourrait être le système d’exploitation du futur. N’ayant aucun rapport avec Windows et prenant appui sur des bases de développement moderne, il a été pendant longtemps un simple sujet d’étude… jusqu’à ce qu’il prenne tout à coup beaucoup plus d’importance.

En effet, non seulement Singularity s’est mis à intéresser beaucoup de monde, mais le système est devenu « viable », puisqu’un autre projet, nommé Midori, en a été tiré et placé en incubateur. Chez Microsoft, comme chez bien d’autres éditeurs, l’incubation d’un projet mène toujours à un produit commercial, même s’il n’est pas forcément tel qu’on l’imagine. Midori reprend Singularity, mais la société suit son avancée avec intérêt.

Windows : du système complet au simple environnement ?

Galen Hunt est le chef de projet de Singularity, tandis qu’Eric Rudder dirige le travail sur Midori. Ils figurent parmi les signataires d’un brevet décrivant un mécanisme que beaucoup trouveront barbare tandis que d’autres se demanderont de quoi il s’agit réellement : l’abstraction d’un système d’exploitation depuis un autre système d’exploitation. En clair, il s’agit de faire fonctionner un système sur un autre système mais attention : il ne s’agit pas de virtualisation.

Pas question d’hyperviseur ici : exactement comme Windows possède sa couche d’abstraction matérielle interne, le système d’exploitation futur possèderait également une autre couche permettant à un autre système d’accéder au matériel. Mais quel intérêt ? Énorme si Microsoft compte pousser Midori sur le marché d’ici quelques années : Windows deviendrait une simple « interface » de Midori, gardée par exemple pour des besoins évidents de compatibilité

Mais pourquoi l’éditeur chercherait une telle solution ? Parce qu’elle permettrait de lancer un système basé sur Midori sans segmenter le marché : un Windows classique, nommé 7, 8 ou 9 (qui sait ?) et un autre système, plus moderne, mais incompatible. Tant que Microsoft a l’air de rester sérieux sur la possibilité de commercialiser Midori (ou un dérivé), il existera toujours la problématique de la cohabitation. La solution serait alors de faire du plus ancien un simple « plug-in » du nouveau, le tout sans pertes de performances (c’est du moins le but affiché).

Une multiprise logicielle

Le plus « amusant » avec le brevet de Microsoft est que le mécanisme qui y est décrit ne permettrait pas seulement de faire fonctionner Windows de cette manière : on y parle également d’un hyperviseur, pour augmenter encore les possibilités, ou même d’une distribution Linux. Le système décrit est souple dans le sens où la couche d’abstraction définit ce qui peut être exécuté. Une couche donnée est uniforme et fournit au système « au-dessus » ce dont il a besoin pour s’exécuter.

Pour faire une analogie, on dirait dans un tel cas que Midori serait le « noyau » et que l’autre système ne représenterait qu’un espace utilisateur dans lequel s’ébattraient joyeusement des applications. Un tel système permettrait évidemment une isolation complète des pilotes, un but que Microsoft cherche à atteindre progressivement : en « décollant » les pilotes du noyau, l’éditeur supprimerait l’une des causes de plantages les plus courantes (85 % en fait).

Tel qu’il est décrit, le système mis en avant dans le brevet permettrait à l’éditeur de se débarrasser de tous ses problèmes de compatibilité. Les environnements nécessaires aux applications seraient alors mis en place sous forme d’extensions, tout en pouvant cohabiter les unes avec les autres.

Maintenant, gardons en mémoire qu’un brevet ne renseigne pas toujours sur l’arrivée d’un produit réel. Il s’agit pour sûr d’une piste de travail explorée et développée par plusieurs des plus grosses têtes pensantes de Microsoft. Si elle est réellement développée et commercialisée, il restera encore à savoir comment présenter la chose au grand public pour que le fonctionnement en soit compréhensible, et même mieux : transparent. Mais nous n’en sommes pas encore là.


PS : merci à Jérôme Bosch pour les informations
Source : Charon
Publiée le 29/12/2008 à 17:38

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