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Vista : les entreprises américaines sont à peine prêtes

Cinq ans d'attente, ce n'était pas assez

vista officeÀ la question « Les entreprises américaines sont-elles prêtes pour Vista ? », la réponse est très mitigée. En fait, il ne s’agit pas ici des intentions des entreprises face au nouveau Windows, mais d’une étude réalisée sur l’état concret du parc informatique national dans les entreprises.

Selon Softchoice Corp, qui a réalisé l’étude, la moitié des ordinateurs professionnels ne satisfont à la liste des prérequis matériels pour être estampillés Vista Ready. Lorsque l’on passe au logo Vista Premium, le chiffre est clair : 94% des machines ne sont pas prêtes. Il faut dire que ces chiffres sont dus en grande partie à la mémoire vive : 41% des machines n’ont pas assez de mémoire pour être Vista Ready, et 74% pour Vista Premium.

À peine la moitié des machines prêtes à faire réellement tourner Vista : il s’agit d’une véritable barrière dans le projet d’adoption du système par Microsoft. Du moins, dans l’état actuel des choses. Le cas de Vista est cependant différent de celui de Windows XP. Ce dernier demandait certes des machines plus évoluées que sous Windows 98, mais du côté des entreprises, le passage de Windows 2000 avait eu un impact significatif sur le renouvellement du matériel (parfois sur plusieurs années), et 71% des machines étaient prêtes.

Ce n’est pas la première fois que la conclusion tombe comme un couperet : le fossé séparant Vista de XP est à la fois le principal atout et le principal inconvénient du nouveau Windows. De fait, une transition vers le nouveau système ne semble pas être possible avant un renouvellement matériel, mais cette conclusion n’est pas singulièrement étonnante.

VistaIl existe finalement des raisons qui s’imbriquent les unes dans les autres, créant un cercle dans lequel Vista va devoir s’imposer. Cinq ans séparent Windows XP de Vista. Des années durant lesquelles la puissance demandée pour les logiciels a évolué, mais à un rythme moindre. En dehors des serveurs qui ont rapidement progressé en affichant de nouvelles capacités comme la virtualisation matérielle, les machines clientes sont souvent restées figées. Les mêmes machines faisant fonctionner le même système et les mêmes logiciels pendant des années : le cas est courant.

Microsoft doit donc imposer Vista dans un univers qui somme toute s’en sortait très bien sans lui. Et non seulement il s’agit d’un système apportant son lot de nouveautés et donc de tracasseries, mais l’écosystème logiciel va aussi clairement évoluer. Dans le cas d’une entreprise où tout fonctionne correctement, il ne sera pas nécessairement simple de faire pencher les directeurs informatiques, souvent frileux depuis plusieurs années, lorsqu’il s’agit de dépenses.

Et pourtant, la firme de Redmond estime que 20% des PC feront tourner Vista en un an, c’est-à-dire à un rythme double de celui de Windows XP. S’il s’agit véritablement d’un problème essentiel de mémoire, la chose pourrait se vérifier. Après tout, selon Softchoice, la situation du côté des processeurs est moins abrupte : 16% des processeurs observés ne sont pas suffisants pour être Vista Ready, 20% pour Vista Premium.

Softchoice a également interrogé des entreprises sur leurs intentions face à Vista. Si 33% ont répondu qu’elles migreraient après une attente de six mois à un an, 27% préfèrent attendre une ou deux années. Certaines voient plus loin que cet horizon, et toutes se préparent à une migration progressive et sur le long terme.

Steve Ballmer, PDG de Microsoft, a envoyé un email la semaine dernière à un grand nombre de clients. Il pose dans son message plusieurs questions et donne ses propres réponses :

« Alors pourquoi faisons-nous ces changements ? Et pourquoi risqueriez-vous de perturber le fonctionnement de votre entreprise avec ces nouvelles fonctions et possibilités ?

La réponse : parce que le travail a changé et que de nouveaux outils sont requis. Personne ne remet en question les avantages compétitifs de communiquer et collaborer instantanément avec les collègues et les clients autour de la planète.
[…] »
Source : eWeek
Publiée le 07/12/2006 à 17:02

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