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Un Roumain accusé de piratage aux États-Unis

Jeu de roumain, jeu de vilain

L’administration de la justice californienne a indiqué que Victor Faur, un Roumain de 26 ans, est actuellement poursuivi pour avoir piraté quelques 150 ordinateurs gouvernementaux, certains ultra sensibles, dont ceux du Jet Propulsion Laboratory, Goddard Space Flight Center, Sandia National Laboratory, et de l’United States Naval Observatory.

DOJ L’individu est soupçonné d’être à la tête de la WhiteHat team, un groupe qui prend pour cible le réseau informatique américain, « en raison de sa réputation d’être l’un des plus sécurisés au monde », toujours selon le DOJ. Outre un accès frauduleux, Victor Faur aurait pris le contrôle de ces machines pour faire afficher un message démontrant son fait d’armes ou pour entamer des discussions avec d’autres membres de son groupe. À chaque fois, il recherchait des mots de passe permettant l’accès à d’autres machines, affirme le ministère public.

Au fil de ses périples, il serait parvenu à collecter des données provenant d’engins en orbite autour de la terre. Du coup, la NASA, le département de l’Energie et la marine ne pouvant plus garantir l’intégrité des données ont été contraints de remonter le système et récupérer à nouveau les données satellites « manuellement », affirme encore le communiqué sans plus de précisions. Du fait de cette procédure, la NASA chiffre la perte à 1,366 million de dollars, majorée de 100.000$ pour le département de l’Energie et la Marine. Au final, 10 charges pèsent contre Victor Faur qui, si elles sont toutes confirmées, le met face à une peine maximale de 54 ans de prison.

Dans une interview à la TV roumaine, les explications de Victor Faur sont un peu différentes : il explique qu’il voulait surtout démontrer que de nombreux ordinateurs américains étaient vulnérables à une telle attaque, et qu’en aucun cas il ne souhaitait tirer profit de ces intrusions. «Je n’ai ni modifié ni effacé pas plus que je n'ai détruit le système de communication. » Les États-Unis vont demander maintenant son extradition, procédure qui pourra durer jusqu’à deux ans.

L’affaire est à rapprocher de celle de Gary McKinnon, un Anglais lui aussi poursuivi aux Etats-Unis pour avoir piraté et causé plus de 700 000 dollars de dommages dans le système informatique du Pentagone, de l'US Navy, de la NASA. Il ne s’agissait pas alors d’éprouver la solidité des systèmes américaine, mais « de scanner les plus grands réseaux américains, tous ceux susceptibles de contenir des informations à propos des Ovnis ».
Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

Publiée le 04/12/2006 à 09:57

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