C'est la seconde fois que l'État américain de l'Illinois se retrouve confronté à un juge fédéral plus libéral que ses lois contre les jeux vidéo violents ou sexuellement explicites. Après le blocage de l'adoption de deux textes de loi contre les jeux violents en décembre dernier, l'Illinois voit sa loi SEVGL (Sexually Explicit Video Game Law) déclarée inconstitutionnelle par une autre cour fédérale.
La loi SEVGL fut adoptée en août 2005, elle considère comme criminelle la vente de jeux vidéo sexuellement explicites aux mineurs, et impose l'affichage d'un grand autocollant « 18 », indiquant que le jeu est interdit aux mineurs.
Un jour après l'adoption de cette loi, l'ESA (Entertainment Software Association) et d'autres groupements du secteur ont attaqué l'État de l'Illinois devant la justice fédérale, en accusant le texte de violer le Premier Amendement de la Constitution américaine. Selon les plaignants, la loi SEVGL criminalise la vente d'un jeu sans l'analyser dans sa totalité pour conclure sur sa véritable nature.
Le juge a pris pour exemple le jeu God of War, qui retrace l'Odyssée d'après le texte du poète grec Homère, dans lequel le joueur pouvait brièvement voir une poitrine féminine entièrement dénudée. Selon la Cour, la loi SEVGL suffit dès lors à considérer que le jeu est illégal. Mais le juge n'est pas du même avis : « ll y a de sérieuses raisons de croire que la loi s'applique trop largement lorsqu'elle interdit un jeu qui est essentiellement une version interactive et numérique de l'Odyssée » explique-t-il.
La Cour considère donc la loi inconstitutionnelle, tout comme l'obligation de classer le jeu systématiquement pour les plus de 18 ans. La taille de l'autocollant imposé sur les boîtes concernées a également été considérée comme injustifiée par le juge.
La loi SEVGL fut adoptée en août 2005, elle considère comme criminelle la vente de jeux vidéo sexuellement explicites aux mineurs, et impose l'affichage d'un grand autocollant « 18 », indiquant que le jeu est interdit aux mineurs.
Un jour après l'adoption de cette loi, l'ESA (Entertainment Software Association) et d'autres groupements du secteur ont attaqué l'État de l'Illinois devant la justice fédérale, en accusant le texte de violer le Premier Amendement de la Constitution américaine. Selon les plaignants, la loi SEVGL criminalise la vente d'un jeu sans l'analyser dans sa totalité pour conclure sur sa véritable nature.
Le juge a pris pour exemple le jeu God of War, qui retrace l'Odyssée d'après le texte du poète grec Homère, dans lequel le joueur pouvait brièvement voir une poitrine féminine entièrement dénudée. Selon la Cour, la loi SEVGL suffit dès lors à considérer que le jeu est illégal. Mais le juge n'est pas du même avis : « ll y a de sérieuses raisons de croire que la loi s'applique trop largement lorsqu'elle interdit un jeu qui est essentiellement une version interactive et numérique de l'Odyssée » explique-t-il.
La Cour considère donc la loi inconstitutionnelle, tout comme l'obligation de classer le jeu systématiquement pour les plus de 18 ans. La taille de l'autocollant imposé sur les boîtes concernées a également été considérée comme injustifiée par le juge.
Bruno Cormier,
Le 28 novembre 2006 à 17:00
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