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Suite aux vives critiques à l'encontre de Microsoft et Cisco pour leurs activités commerciales en Chine, la république communiste a souhaité répondre aux allégations qui pèsent actuellement contre elle à propos de la politique répressive qu'elle applique à la liberté d'expression de ses internautes. Un porte-parole officiel de la Chine s'est exprimé lors de l'Internet Governance Forum d'Athènes, il nie tout en bloc.« En Chine, nous n'avons pas de filtrage de sites internet. Parfois nous avons du mal à y accéder, mais c'est un problème différent. Nous n'avons pas de restrictions du tout » assure-t-il. De même, il dément les atteintes à la liberté d'expression dont beaucoup accusent son pays : « Certaines personnes disent que des journalistes ont été arrêtés en Chine. Nous avons des centaines de journalistes en Chine, et certains sont arrêtés. Cela n'a rien à voir avec la liberté d'expression. Nous avons des criminels dans notre société comme dans toutes les sociétés » explique le représentant à la BBC.
Pourtant, il est aujourd'hui certain que plusieurs sites sont systématiquement bloqués en Chine, et particulièrement ceux qui touchent de trop près à l'indépendance de Taïwan, aux événements de Tienanmen, à la situation du Tibet, ou encore à la pornographie et aux paris. Et des sociétés comme Cisco, Microsoft, Yahoo et Google contribuent nécessairement à cette politique en se pliant aux volontés du gouvernement chinois pour faire commerce sur son territoire.
Les dernières études recensent entre 15 000 et 20 000 sites bloqués par le « Grand Parefeu Chinois », un surnom qui fait référence à la Grande Muraille de Chine. Mais sans se décourager, le représentant chinois aura soutenu exactement le contraire à Athènes, en demandant à la foule de surtout concentrer son attention sur le nombre croissant de Chinois qui accèdent au Net actuellement.
Source :
EE Times
Bruno Cormier,
Le 3 novembre 2006 à 10:19
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