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La RIAA très heureuse d'avoir gagné contre les pirates

Des pirates ? Ca n'existe pas voyons !

Voilà bien une nouvelle qui fera soulever quelques sourcils dans l’assistance, tellement l’angle de vue peut sembler incongru. Le PDG de la RIAA (Recording Industry Association of America), Mitch Bainwol, a affirmé hier que le problème des téléchargements illégaux était désormais contenu et que la guerre était gagnée.

Ainsi, dans un mouvement qui en surprendra plus d’un, Bainwol a fait preuve d’un optimisme certain alors que le problème, dans sa globalité, semble uniquement se déplacer d’une technologie vers une autre. Depuis la grande époque de Napster, l‘association de défense des majors n’a cessé de faire pression pour que le gouvernement américain vote des lois en faveur de la lutte contre la copie illégale, engendrant plus de 18 000 plaintes contre des particuliers et la fermeture de plusieurs sociétés et/ou logiciels indépendants tels que WinMX ou Grokster. Ne parlons même pas de Napster lui-même, ni même de Kazaa.

Les grandes phrases de la RIAA sont contredites par les mesures effectuées par les sociétés dont c’est le travail, notamment BigChampagne. Celle-ci a annoncé que pendant le seul mois de mai, un nombre moyen d’environ dix millions d’utilisateurs échangeaient des données sur les réseaux P2P, alors que la moyenne il y a un an était plutôt de 8,7 millions. On ne peut dès lors pas réellement parler de phénomène contenu ni de recul des échanges.

Les plus grands succès de la RIAA ne sont pourtant pas nécessairement dans les batailles qu’elle livre aux sociétés éditrices de solutions P2P où à leur utilisateurs. L’association, à force de communication, arrive assez bien à passer le message aux générations les plus jeunes. De même, toute question de DRM mise à part, la présence de plateformes crédibles de téléchargements légaux reste sans doute le meilleur argument pratique contre les réseaux P2P.

Eric Garland, PDG de BigChampagne, explique également qu’on peut trouver un total cumulé d’environ 1,5 milliard de chansons à tout instant sur les réseaux P2P. Ces musiques incluent notamment des artistes comme les Beatles qu’on ne peut trouver actuellement sur les réseaux légaux, y compris iTunes, et pour cause. Si le nombre peut paraître élevé, il est en fait stagnant depuis un moment, ce qui n’est pas le cas des vidéos dont le nombre augmente très vite.
Source : USA Today
Publiée le 14/06/2006 à 15:31

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