Dans la guerre que se livrent les sociétés de spywares et d’anti-spywares, il est déjà arrivé que les premières tentent de parlementer avec les secondes pour renégocier le degré de dangerosité lorsque des spywares sont détectés. On se souviendra notamment de Claria qui tentait sa chance auprès de Microsoft pour que ses « logiciels » ne soient plus présentés comme des menaces.
Evidemment, il s’agissait de Microsoft, et la diplomatie était bien plus indiquée qu’une démarche légale. Quand il s’agit par contre d’une société beaucoup plus petite, alors tout devient tout de suite plus facile. Zone Labs, qui édite le très connu ZoneAlarm (suite sécuritaire), va devoir répondre de la performance de son module anti-spyware devant la justice, suite à la plainte déposée par la société 180Solutions.
Cette société accuse Zone Labs de produire un certains nombres de rapports trompeurs quant aux logiciels détectés, en l’occurrence Zango et 180SA (Search Assistant). A cause de ces rapports et du conseil par défaut renvoyé à l’utilisateur qui est de supprimer ces applications, 180Solutions aurait perdu une partie de ses revenus et différentes sociétés auraient refusé des contrats.
Dans un article précédent, nous nous concentrions sur la limite parfois bien mince qui existe entre adwares et spywares. Selon 180Solutions, ses produits n’ont rien de spywares et répondent à une demande des utilisateurs qui s’inscrivent, ce qui reste bien entendu à démontrer. Quoi qu’il en soit Zango et 180SA sont conçus pour suivre les sites web visités par l’utilisateur et envoyer des publicités basées sur ce suivi. 180Solutions précise que tout ceci est anonyme et se fait au moyen d’un numéro unique d’identification.
L’avis de Zone Labs, partagé par la quasi-totalité des autres distributeurs de solutions anti-spywares, est que les utilisateurs ne souhaitent pas être suivis à la trace et épiés dans tous leurs faits et gestes. Pour 180Solutions, le soucis est d’ordre financier puisque les rapports de ZoneAlarm « effraient » les utilisateurs et les autres sociétés avec lesquelles elle pourrait signer des contrats.
Selon Keith Smith, PDG de 180Solutions, explique qu'aucun standard dans ce secteur de l’industrie ne définit clairement ce qui est une menace et ce qui ne l’est pas. A partir de ce constat, les vendeurs de solutions anti-spywares pourraient en quelque sorte imposer leur loi. Il existe pourtant un groupe, nomme Anti-Spyware Coalition, ayant tenté de faire du ménage et qui a publié un guide décrivant les menaces de ces logiciels aux utilisateurs. Le guide se destine également aux concepteurs de solutions anti-spywares pour éviter qu’ils soient attaqués par des sociétés qui se sentiraient injustement visées.
Ceux qui sont intéressés par le sujet pourront se documenter en se rendant sur ce site qui regroupe toutes les informations possibles sur 180Solutions. La société faisait face depuis longtemps à de lourds soupçons, comme la communication d’informations volontairement erronées sur ses activités. Elle aurait également été impliquée dans de sombres histoires d’infection des ordinateurs par des vers de messageries instantanées dans un but de diffusion plus rapide.
Source de l'INformation : BetaNews
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