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Une journée de la propriété intellectuelle contestée
Le 26 avril a été célébré la journée mondiale de la propriété int...
Le 26 avril a été célébré la journée mondiale de la propriété int...
Le 26 avril a été célébré la journée mondiale de la propriété intellectuelle. Une journée organisée par l'OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle), « Une occasion de réfléchir à la manière dont la créativité humaine et l'innovation contribuent à l'édification d'un monde meilleur. » explique Kamir Idris, directeur général.
Cette occasion se résumerait selon le communiqué officiel par ces trois actions : « Pensez, imaginez, créez », s'adressant en particulier aux jeunes. « Notre objectif [...] serait d'encourager les jeunes, partout dans le monde, à reconnaître le créateur, le résolveur de problèmes ou l'artiste qui est en eux. Car l'innovation et la créativité sont les ressources naturelles dont dépend la prospérité future . »
On rappellera que l'OMPI a pour mission de promouvoir à tour de bras la propriété intellectuel et ses diverses ramifications (brevets, marques, etc.) comme moteur de l'économie. Pour cette journée, spots télévisés, et affiches diverses sont proposées pour l'occasion.
L'initiative n'est en tout cas pas du goût de tous. L'APRIL (Association pour la Promotion et la Recherche en Informatique Libre) se demande par exemple s'il faut vraiment « célébrer la confiscation intellectuelle ? ». La problématique soulevée repose sur ce constat : « Le droit d'auteur ne peut plus aujourd'hui prétendre constituer un équilibre entre les intérêts du public et ceux des ayants-droit ».
Pourquoi ? D'abord par ce que l'exception de copie privée va peu à peu des réduire à une peau de chagrin. Ensuite, la durée de protection des droits empêche une régénérescence ou la « réélaboration » à partir d'œuvres récentes. « Avec une durée de « protection » de 70 ans après la mort de l'auteur, aucun logiciel propriétaire de ces 30 dernières années n'est ainsi ouvert à la réélaboration, et ce sont donc des monopoles sans aucune contrepartie qui ont été accordés par la puissance publique ».
L'April met également à l'index le brevet, si détourné de sa mission première (augmentation du savoir commun par la publication, en échange de la concession d'un monopole d'exploitation). Avec le brevet logiciel, l'APRIL estime que certains cherchent plutôt à « bétonner les monopoles du passé en confisquant l'avenir ». Plutôt que d'une OMPI, l'APRIL appelle à une OMRI, une « Organisation Mondiale de la Richesse Intellectuelle, dédiée à la recherche et à la promotion de voies nouvelles et imaginatives pour encourager la production et la dissémination de la connaissance. ».
On pourra consulter depuis ces liens, le communiqué de l'OMPI et celui de l'APRIL sur ce vaste et important débat.
Cette occasion se résumerait selon le communiqué officiel par ces trois actions : « Pensez, imaginez, créez », s'adressant en particulier aux jeunes. « Notre objectif [...] serait d'encourager les jeunes, partout dans le monde, à reconnaître le créateur, le résolveur de problèmes ou l'artiste qui est en eux. Car l'innovation et la créativité sont les ressources naturelles dont dépend la prospérité future . »
On rappellera que l'OMPI a pour mission de promouvoir à tour de bras la propriété intellectuel et ses diverses ramifications (brevets, marques, etc.) comme moteur de l'économie. Pour cette journée, spots télévisés, et affiches diverses sont proposées pour l'occasion.
L'initiative n'est en tout cas pas du goût de tous. L'APRIL (Association pour la Promotion et la Recherche en Informatique Libre) se demande par exemple s'il faut vraiment « célébrer la confiscation intellectuelle ? ». La problématique soulevée repose sur ce constat : « Le droit d'auteur ne peut plus aujourd'hui prétendre constituer un équilibre entre les intérêts du public et ceux des ayants-droit ».
Pourquoi ? D'abord par ce que l'exception de copie privée va peu à peu des réduire à une peau de chagrin. Ensuite, la durée de protection des droits empêche une régénérescence ou la « réélaboration » à partir d'œuvres récentes. « Avec une durée de « protection » de 70 ans après la mort de l'auteur, aucun logiciel propriétaire de ces 30 dernières années n'est ainsi ouvert à la réélaboration, et ce sont donc des monopoles sans aucune contrepartie qui ont été accordés par la puissance publique ».
L'April met également à l'index le brevet, si détourné de sa mission première (augmentation du savoir commun par la publication, en échange de la concession d'un monopole d'exploitation). Avec le brevet logiciel, l'APRIL estime que certains cherchent plutôt à « bétonner les monopoles du passé en confisquant l'avenir ». Plutôt que d'une OMPI, l'APRIL appelle à une OMRI, une « Organisation Mondiale de la Richesse Intellectuelle, dédiée à la recherche et à la promotion de voies nouvelles et imaginatives pour encourager la production et la dissémination de la connaissance. ».
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Rédigée par le jeudi 28 avril 2005 à 16h39 (3198 lectures)
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