actualité
 L'actualité informatique et multimédia
 Une class action américaine contre les rootkits de Sony
 Aujourd'hui, c'est la Sainte Sony, bonne fête à toutes les Sony !
Justice

Chaude actualité pour Sony BMG aujourd'hui. En Italie, rapelons-le encore, la branche italienne de l'Electronic Frontier Foundation a porté plainte contre les rootkits de la maison de disque. La plainte repose sur plusieurs articles du code pénal qui répriment les modifications, les altérations ou les suppressions de données informatiques à l’insu de l’usager. Il s’agit d’une étape préliminaire à un jugement qui pourrait intervenir après coup si la procédure suit son cheminement naturel. Mais l’Italie n’est pas la seule contrée où la méthode de protection est mise à l’index judiciairement. Aux Etats-Unis, une « class action » (action collective d’un groupe de consommateurs) a également été lancée contre la firme.

Combien de plaintifs ?
La plainte a été déposée en Californie par un groupe de clients de la marque. Comme le rapporte une dépêche Reuters, on fait valoir que Sony BMG n’a pas révélé la vraie nature de son système de DRM utilisé sur les CD. La licence d’utilisateur (EULA) est en effet totalement silencieuse sur ce procédé. Du coup, des milliers d’ordinateurs ont été sans le savoir englués dans les rootkits maison. La plainte pourrait être encore plus problématique si elle venait à se propager dans les autres Etats américains…

Mark Russinovich, informaticien chez Sysinternals.com, avait démontré voilà quelques jours comment Sony utilisait des rootkits pour assurer le verrouillage de ses CD. C’est ce qu’il avait repéré suite à l’achat d’un disque de l’éditeur via le site Amazon. Or, le procédé, utilisé par des pirates, a pu provoquer des risques de plantage sérieux, si l’usager a fait confiance à son antivirus pour l’éradication. Démasqué, Sony a mis à disposition une rustine permettant une désinstallation en principe saine, même si des risques de plantage sont encore à déplorer.

Nouvelle charge contre Sony
Mark est cependant encore revenu à la charge contre Sony sur son blog. Ainsi, il reproche à la firme de ne pas indiquer l'existence du patch sur la page de Sonybmg.com. Faute de campagne généralisée, c’est en effet surtout par voie de presse que les clients ont été alertés. De plus, le chercheur réprouve la mise en place d’une véritable usine à gaz pour désinstaller le rootkit problématique : contact par mail, installation d’un activeX, lien personnalisé de désinstallation pour chaque PC, etc. N’aurait-il pas été plus simple de diffuser une « rustine » à tout le monde ? Aux dernières nouvelles, l'éditeur a enfin publié une nouvelle rustine, cette fois "généraliste".  A ce jour, on ne connait pas le nombre exact de titres concernés par le rootkits. Pour un blogueur du site Slashdot, aidé d’une requête Google, il y en aurait plusieurs dizaines...

Des critiques similaires, mais plus feutrées, ont été adressées par l'éditeur Computer Associates qui classe le rootkits Sony comme  un spyware : ce procédé « empêche toute redistribution facile du désinstalleur et exige que chaque personne qui souhaite recevoir le patch passe au travers du processus officiel de Sony BMG, qui implique de confier des données d’identification personnelles pour Sony BMG et des tiers non révélés ». L'épisode prend peu à peu des proportions que n'envisageait sûrement pas la maison de disque...

Rédigée par le jeudi 10 novembre 2005 à 11h56 (10607 lectures)
Partager cette actualité par e-mail Imprimer cette actualité Proposer une actualité PC INpact sur votre site Sauvegarder cette actualité dans votre dossier Télécharger en pdf cette actualité Signaler une erreur dans la news
syndication netvibes scoopeo wikio
Sur le même sujet d'actualité :


Recherches relatives : - -