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L'actualité informatique et multimédia
Un avis de décès pour les CD-Audio des journalistes
L’industrie a pris une décision qui traduit avec une certaine jus...
L’industrie a pris une décision qui traduit avec une certaine jus...
L'industrie a pris une décision qui traduit avec une certaine justesse la douce ambiance qui règne ici et là. Les majors viennent d'annoncer qu'elles ne transmettront plus aucun CD-Audio aux critiques pour qu'elles puissent faire leur travail. A la place, a été mis en ligne depuis le 4 avril un service centralisé sur Internet nommé Internet Music Center (IMC).
« Utilisé judicieusement, [il] sera un outil très performant » chante le communiqué signé par BMG, EMI, Sony Warner, et last but not least, Universal (voir ci-dessous). IMC est une sorte de base multimédia avec photos, biographie, classement radio, charts nationaux et internationaux, date de concerts, etc. le tout accessible 24 heures sur 24, via haut-débit. L'enjeu n'est pas de dynamiter vicieusement les attachés de presse mais d'éviter l'envoi massif et automatique de supports, « dont nous évaluons à 70% le taux d'inutiles ». Bref : que du bonheur.
Sous couvert d'économie, on peut également voir là une défiance face à la profession, une chasse aux vilaines tentations de copier ces disques et de les faire circuler ici et là. Avec un tel système, agrémenté de sauce DRM et d'épices aux watermarks, il devient facile comme tout de tracer le rédacteur et de lui taper sur le clavier en cas de problème quelconque.
Le hic est que les journalistes du secteur n'ont guère apprécié l'initiative. Une pétition a été lancée par une journaliste du Monde, Véronique Mortaigne, qui condamne l'initiative : « Nous consacrons tous depuis longtemps une part énorme de notre temps à l'écoute de disques, temps qui déborde très largement nos horaires de présence fixe devant un ordinateur en marche. (...)» Dans le même, les pigistes devront eux aussi s'équiper d'un matériel compatible alors que leur situation est parfois difficile.
Les conditions de travail vont en outre s'en trouver modifiées : « nous avons cru comprendre, (...) que vous teniez à la défense de l'objet « disque » (...). Croyez-vous sérieusement que ce soit sur un ordinateur, devant son bureau et pendant les horaires de travail, que l'on découvre un nouvel artiste, son audace et sa singularité ? »
L'intéressée conclue que « tant que les artistes souhaiteront enregistrer des albums, nous écouterons et défendrons des albums dans les journaux qui nous emploient. S'il vient un jour que les artistes préfèrent que leurs oeuvres soient écoutées uniquement sur des postes fixes au lieu de travail de leur public, alors - et alors seulement - nous consentirons à écouter vos fichiers. ».
« Utilisé judicieusement, [il] sera un outil très performant » chante le communiqué signé par BMG, EMI, Sony Warner, et last but not least, Universal (voir ci-dessous). IMC est une sorte de base multimédia avec photos, biographie, classement radio, charts nationaux et internationaux, date de concerts, etc. le tout accessible 24 heures sur 24, via haut-débit. L'enjeu n'est pas de dynamiter vicieusement les attachés de presse mais d'éviter l'envoi massif et automatique de supports, « dont nous évaluons à 70% le taux d'inutiles ». Bref : que du bonheur.
Sous couvert d'économie, on peut également voir là une défiance face à la profession, une chasse aux vilaines tentations de copier ces disques et de les faire circuler ici et là. Avec un tel système, agrémenté de sauce DRM et d'épices aux watermarks, il devient facile comme tout de tracer le rédacteur et de lui taper sur le clavier en cas de problème quelconque.
Le hic est que les journalistes du secteur n'ont guère apprécié l'initiative. Une pétition a été lancée par une journaliste du Monde, Véronique Mortaigne, qui condamne l'initiative : « Nous consacrons tous depuis longtemps une part énorme de notre temps à l'écoute de disques, temps qui déborde très largement nos horaires de présence fixe devant un ordinateur en marche. (...)» Dans le même, les pigistes devront eux aussi s'équiper d'un matériel compatible alors que leur situation est parfois difficile.
Les conditions de travail vont en outre s'en trouver modifiées : « nous avons cru comprendre, (...) que vous teniez à la défense de l'objet « disque » (...). Croyez-vous sérieusement que ce soit sur un ordinateur, devant son bureau et pendant les horaires de travail, que l'on découvre un nouvel artiste, son audace et sa singularité ? »
L'intéressée conclue que « tant que les artistes souhaiteront enregistrer des albums, nous écouterons et défendrons des albums dans les journaux qui nous emploient. S'il vient un jour que les artistes préfèrent que leurs oeuvres soient écoutées uniquement sur des postes fixes au lieu de travail de leur public, alors - et alors seulement - nous consentirons à écouter vos fichiers. ».
Rédigée par le vendredi 08 avril 2005 à 15h49 (4938 lectures)
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