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 Microsoft menace de retirer son OS du marché Coréen ?
 Billou met la pression à la Corée du Sud
Justice

Rien ne va plus entre Microsoft et la Corée du Sud, alors que les jeux sont faits devant la justice nationale. La société américaine était accusée de contrevenir aux règles de la concurrence en proposant Instant Messenger et Windows Media Player inclus par défaut dans Windows. Et comme pour l'Europe, la justice pourrait obliger Billou à vendre son Windows en version allégée, sans lecteur multimédia ni logiciel de messagerie instantanée.

Les responsables coréens se sont officiellement inquiétés de la réaction de Microsoft face à cette possibilité. La réponse officielle de Microsoft auprès du Conseil de la concurrence coréen (le KFTC) est ambiguë, et beaucoup y voient une menace de retrait du marché : « Si la KFTC exige que Microsoft supprime ou modifie du code Windows uniquement pour le marché coréen, il sera certainement nécessaire de retirer Windows du marché coréen, ou de retarder l'offre d'une nouvelle version en Corée, à moins d'un avis contraire en appel. »

La Corée du Sud a donc réagi en exprimant ses « regrets » face à ce qu'ils prennent pour une menace d'abandon de son marché. Le Ministère des technologies et Communications déclarait officiellement : « Nous regrettons que Microsoft, qui fournit plus de 20 millions de clients en Corée du Sud, ait officiellement mentionné un possible retrait du pays juste au moment où les juges évaluent l'affaire sur une base légale équitable. »

Les autorités affirment d'ailleurs déjà préparer des « contre-mesures » à un hypothétique retrait de Microsoft, contraignant alors la société à se retirer progressivement en « plusieurs étapes » si c'était le cas. Microsoft possède 90 % du marché coréen des OS et des navigateurs internet avec Windows et Internet Explorer, et environ 40 % du marché des messageries instantanées avec son MSN Messenger. Le choc d'un retrait pourrait effectivement être brutal.

Pour l'instant, Billou risque une amende s'élevant à 2 % des recettes que la société a accumulées durant toute la période de violation des règles de la concurrence. Quoi qu'il en soit, les autorités déclarent ne pas vouloir céder à la pression, basant leur décision sur des bases légales équitables. Bref, suite de l'affaire après la décision officielle du Conseil de la concurrence sud-coréen...

Rédigée par le jeudi 03 novembre 2005 à 09h30 (15161 lectures)
Source de l'INformation : World Peace Herald
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