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Lenovo et IBM pris dans un roman d'espionnage
Nous vous en parlions récemment dans cette news, le Comité des in...
Nous vous en parlions récemment dans cette news, le Comité des in...
Nous vous en parlions récemment dans cette news, le Comité des investissements étrangers aux Etats-Unis hésite quant à la prise en main du site de la division de vente de PC d'IBM par ses acquéreurs Chinois de Lenovo. L'histoire tourne au roman d'espionnage.
En effet, le CFIUS (Committee on Foreign Investments in the United States) craint que ces Chinois puissent se livrer à des activités d'espionnage industriel, sur un site de haute technologie comme celui d'IBM en Caroline du Nord. La porte-parole de Lenovo vient d'affirmer par communiqué que « Lenovo continue à coopérer pleinement avec les autorités compétentes ».
En fait, les soupçons viennent directement de l'opération elle-même. Jean-Marc Champagne, travaillant chez SinoPac Securities Asie, remarque en effet que « La division PC d'IBM n'est plus profitable à la société depuis longtemps » et poursuit : « il y a de nombreux doutes quant aux possibilités de Lenovo à profiter réellement de l'acquisition de cette branche » Surtout que les Chinois ont acheté la division PC d'IBM avec sa dette de 1 milliard de dollars.
De plus, le CFIUS garde un regard tout particulier sur les opérations qui impliquent des entreprises chinoises depuis quelques temps maintenant. Le comité a déjà pu bloquer des transactions de ce genre par le passé, même si l'acquéreur, sans être Chinois, entretenait des liens réguliers avec des entreprises chinoises.
En 2003 par exemple, c'est Global Crossing qui fut forcé d'abandonner un projet de vente de leur secteur réseau et télécommunication à Hutchison-Whampoa, une société basée à Hong Kong, et contrôlée par le multimillionnaire Li Ka-shing. Un vote du comité, et notamment de ses membres du Ministère de la Défense, a refusé d'approuver la transaction.
C'est que les autorités américaines sont sur le qui-vive en ce moment dans le secteur du business technologique. On pouvait lire dans le New York Times du 18 janvier, que neuf entreprises chinoises ont été sanctionnées pour avoir exporté des technologies vers l'Iran afin de servir à des programmes nucléaires militaires, selon le gouvernement américain. L'histoire tourne à du James Bond, mais vous ne rêvez pas, même les geeks y ont droit !
En fait le NYTimes précise que le gouvernement reste flou quant à savoir si ces technologies sont directement destinées à un programme militaire nucléaire, ou si elles peuvent faire « double emploi » et être détournées de leur usage initial.
De leur côté, IBM et Lenovo se débattent pour coopérer au maximum et prouver leur bonne foi d'un côté comme de l'autre. IBM promet de mettre en place des protocoles de sécurité renforcés sur leur site de Caroline du Nord, qui va désormais côtoyer leur ex-division PC. Et Lenovo crie ses intentions de coopérer entièrement.
La demande de Lenovo et d'IBM a été déposée le 29 décembre dernier au comité. Si trente jours après, aucune réponse n'a été donnée, une enquête plus profonde s'ouvrira pour mener à une décision du président du comité.
Les deux parties gardent espoir, car le CFIUS n'est presque jamais allé jusqu'à l'enquête, et la moitié des enquêtes ouvertes s'est terminée sur une autorisation de la transaction.
En effet, le CFIUS (Committee on Foreign Investments in the United States) craint que ces Chinois puissent se livrer à des activités d'espionnage industriel, sur un site de haute technologie comme celui d'IBM en Caroline du Nord. La porte-parole de Lenovo vient d'affirmer par communiqué que « Lenovo continue à coopérer pleinement avec les autorités compétentes ».
En fait, les soupçons viennent directement de l'opération elle-même. Jean-Marc Champagne, travaillant chez SinoPac Securities Asie, remarque en effet que « La division PC d'IBM n'est plus profitable à la société depuis longtemps » et poursuit : « il y a de nombreux doutes quant aux possibilités de Lenovo à profiter réellement de l'acquisition de cette branche » Surtout que les Chinois ont acheté la division PC d'IBM avec sa dette de 1 milliard de dollars.
De plus, le CFIUS garde un regard tout particulier sur les opérations qui impliquent des entreprises chinoises depuis quelques temps maintenant. Le comité a déjà pu bloquer des transactions de ce genre par le passé, même si l'acquéreur, sans être Chinois, entretenait des liens réguliers avec des entreprises chinoises.
En 2003 par exemple, c'est Global Crossing qui fut forcé d'abandonner un projet de vente de leur secteur réseau et télécommunication à Hutchison-Whampoa, une société basée à Hong Kong, et contrôlée par le multimillionnaire Li Ka-shing. Un vote du comité, et notamment de ses membres du Ministère de la Défense, a refusé d'approuver la transaction.
C'est que les autorités américaines sont sur le qui-vive en ce moment dans le secteur du business technologique. On pouvait lire dans le New York Times du 18 janvier, que neuf entreprises chinoises ont été sanctionnées pour avoir exporté des technologies vers l'Iran afin de servir à des programmes nucléaires militaires, selon le gouvernement américain. L'histoire tourne à du James Bond, mais vous ne rêvez pas, même les geeks y ont droit !
En fait le NYTimes précise que le gouvernement reste flou quant à savoir si ces technologies sont directement destinées à un programme militaire nucléaire, ou si elles peuvent faire « double emploi » et être détournées de leur usage initial.
De leur côté, IBM et Lenovo se débattent pour coopérer au maximum et prouver leur bonne foi d'un côté comme de l'autre. IBM promet de mettre en place des protocoles de sécurité renforcés sur leur site de Caroline du Nord, qui va désormais côtoyer leur ex-division PC. Et Lenovo crie ses intentions de coopérer entièrement.
La demande de Lenovo et d'IBM a été déposée le 29 décembre dernier au comité. Si trente jours après, aucune réponse n'a été donnée, une enquête plus profonde s'ouvrira pour mener à une décision du président du comité.
Les deux parties gardent espoir, car le CFIUS n'est presque jamais allé jusqu'à l'enquête, et la moitié des enquêtes ouvertes s'est terminée sur une autorisation de la transaction.
Rédigée par le mardi 25 janvier 2005 à 17h22 (3211 lectures)
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