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téléphoneLes dangers avérés ou non du téléphone portable font à nouveau parler d'eux.

Une enquête du National Radiological Protection Board, un organisme gouvernemental anglais, a estimé il y a quelques semaines que les enfants "pourraient être plus vulnérables aux effets liés à l'utilisation d'un téléphone portable (...)parce que leur système nerveux est en cours de développement, parce que les tissus de leur cerveau absorbent plus les rayonnements d'énergie et parce qu'ils y seront plus longtemps exposés ».

Mi-février, comme le rapporter Reuters, a été publiée cette fois une étude finlandaise portant sur la nocivité éventuelle des téléphones les plus populaires. Un sujet sensible, au moins économiquement, puisque dans ce pays nordique, les ventes au détail de téléphones portables ont augmenté de 81% en janvier par rapport à l'année précédente...

Des mesures ont été effectuées sur 16 modèles fabriqués notamment par le sud-coréen Samsung, l'américain Motorola ou le finlandais Nokia. Avec des travaux similaires menés en 2003/2004, c'est maintenant 28 modèles qui sont analysés. Que dit cette étude menée par l'autorité de sûreté nucléaire finlandaise (la STUK) ? Tous les téléphones étudiés montrent un SAR (spécific absorbtion rate) ou en français, un DAS ou TAS (Débit/Taux d'absorption spécifique) inférieur aux normes européennes de 2 watts par kilogramme. Les 28 appareils oscillent entre 0,45 et 1,12 watts par kilogramme.

La STUK rappelle néanmoins que certaines études ont indiqué que ces radiations pouvaient modifier la façon dont opèrent les cellules. Toutefois, les résultats sont insuffisants pour déterminer quels sont exactement les effets sur la santé. L'organisme finlandais va maintenant tester les téléphones de troisième génération en 2005 toujours en se focalisant sur les modèles les plus populaires.

Hasard du calendrier, dans le même temps, la Commission Electrotechnique Internationale (CEI), basée à Genève, annonce travailler sur un guide à destination des autorités. L'objectif est de les aider à déterminer les risques potentiels des téléphones portables sur la santé. Ce guide va étabir pour la première fois une norme sur la manière dont les fabricants mesurent le niveau d'ondes radio émises par les portables qu'ils produisent.

« Les scientifiques débattent toujours des effets à long terme en particulier sur le cerveau », a expliqué la CEI. En Europe, au Japon et en Corée du Sud, la limite du SAR est de 2 watts par kilo de tissu humain alors qu'il est de 1,6 aux Etats-Unis, au Canada, et en Nouvelle-Zélande.

Rédigée par le lundi 21 février 2005 à 10h00 (8237 lectures)
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