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La corée lutte contre la pédophilie
La Corée du Sud publie une liste de pédophiles sur internet. Le g...
La Corée du Sud publie une liste de pédophiles sur internet. Le g...
La Corée du Sud publie une liste de pédophiles sur internet.
Le gouvernement sud-coréen a appliqué sa décision d'afficher sur l'internet et dans les principales villes du pays une liste de personnes condamnées pour des crimes sexuels sur mineurs.
La Commission pour la protection de la jeunesse a publié sur son site (www.youth.go.kr) les noms, prénoms, dates de naissance, professions et villes d'habitation de 169 personnes condamnées pour des viols sur mineurs ou des actes pédophiles.
La liste a suscité un tel intérêt que le site est resté inaccessible pendant toute la journée de jeudi à cause du trop grand nombre de tentatives de connexions. La Corée du Sud est le pays du monde dont les habitants passent le plus de temps sur l'internet.
Les Sud-Coréens sont restés connectés en moyenne 19 heures et 20 minutes en juillet, selon une étude récente de Nielsen/NetRatings.
Les services du Premier ministre coréen avaient annoncé en avril dernier leur intention de publier cette liste, soulevant des débats passionnés entre partisans de la protection des enfants et défenseurs des libertés individuelles.
Le président de la Commission pour la protection de l'enfance, Kim Soung-yee, a dévoilé la liste jeudi lors d'une conférence de presse à Séoul.
Il a estimé que les abus sexuels sur mineurs "laissent des symptômes physiques et émotionnels pour toute la vie, et détruisent les moeurs sexuelles de la société".
Il a précisé que la liste resterait consultable sur le site de la Commission pendant six mois, et serait également placardée dans les bureaux administratifs de Séoul et de 16 autres villes pendant un mois.
Certains juristes ont dénoncé une sorte de double peine, les condamnés étant en quelque sorte sanctionnés une seconde fois pour un même délit.
"Ajouter la punition administrative de la dénonciation publique à la condamnation judiciaire est contraire à la Constitution", a expliqué l'avocat Kim Ju-won à Reuters Video News.
D'autres observateurs ont estimé que la tradition sociale coréenne pouvait conduire les personnes dénoncées au suicide et les exposer à la vengeance des familles des victimes.
"Plutôt que de se soucier seulement de la réputation ou des droits de quelques personnes, j'espère que tout cela attirera l'attention sur le fait que les abus sexuels contre des enfants et des adolescents ont atteint un niveau critique", a pour sa part estimé Kim Young-ran, du Centre Naeil des femmes pour la jeunesse, qui propose une ligne d'appel téléphonique pour les enfants victimes d'abus sexuels.
Une très bonne initiative toujours est-il.
Le gouvernement sud-coréen a appliqué sa décision d'afficher sur l'internet et dans les principales villes du pays une liste de personnes condamnées pour des crimes sexuels sur mineurs.
La Commission pour la protection de la jeunesse a publié sur son site (www.youth.go.kr) les noms, prénoms, dates de naissance, professions et villes d'habitation de 169 personnes condamnées pour des viols sur mineurs ou des actes pédophiles.
La liste a suscité un tel intérêt que le site est resté inaccessible pendant toute la journée de jeudi à cause du trop grand nombre de tentatives de connexions. La Corée du Sud est le pays du monde dont les habitants passent le plus de temps sur l'internet.
Les Sud-Coréens sont restés connectés en moyenne 19 heures et 20 minutes en juillet, selon une étude récente de Nielsen/NetRatings.
Les services du Premier ministre coréen avaient annoncé en avril dernier leur intention de publier cette liste, soulevant des débats passionnés entre partisans de la protection des enfants et défenseurs des libertés individuelles.
Le président de la Commission pour la protection de l'enfance, Kim Soung-yee, a dévoilé la liste jeudi lors d'une conférence de presse à Séoul.
Il a estimé que les abus sexuels sur mineurs "laissent des symptômes physiques et émotionnels pour toute la vie, et détruisent les moeurs sexuelles de la société".
Il a précisé que la liste resterait consultable sur le site de la Commission pendant six mois, et serait également placardée dans les bureaux administratifs de Séoul et de 16 autres villes pendant un mois.
Certains juristes ont dénoncé une sorte de double peine, les condamnés étant en quelque sorte sanctionnés une seconde fois pour un même délit.
"Ajouter la punition administrative de la dénonciation publique à la condamnation judiciaire est contraire à la Constitution", a expliqué l'avocat Kim Ju-won à Reuters Video News.
D'autres observateurs ont estimé que la tradition sociale coréenne pouvait conduire les personnes dénoncées au suicide et les exposer à la vengeance des familles des victimes.
"Plutôt que de se soucier seulement de la réputation ou des droits de quelques personnes, j'espère que tout cela attirera l'attention sur le fait que les abus sexuels contre des enfants et des adolescents ont atteint un niveau critique", a pour sa part estimé Kim Young-ran, du Centre Naeil des femmes pour la jeunesse, qui propose une ligne d'appel téléphonique pour les enfants victimes d'abus sexuels.
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