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 La carte virtuelle LoverSpy ne galopera plus
 De "Vous avez un message" à "vous avez un espion"
Sécurité

saisie clavierLover Spy est une application qui avait connu un certain intérêt lors de sa sortie en 2003, notamment dans les couples où la joie et la bonne humeur ne règnent plus. Qu'on en juge, ce logiciel permet d'envoyer sous forme de carte virtuelle, un système espion chez sa victime potentielle, généralement son conjoint.

Cédé pour moins de 100 dollars (89) à l'époque, il permet d'installer en toute discrétion un enregistreur de frappes (keylogger) à distance qui transmet à l'émetteur des rapports complets des activités clavier. Autres grandes oreilles, il sait lister la date d'ouverture et fermeture du PC, les sites visités et autres documents ouverts et bien entendu, scruter les logins et mots de passe de votre cher(e) et tendre. Évidemment, l'application peut également trouver comme terreau, le secteur professionnel, un directeur surveillant à distance les activités de ses salariés par exemple.

Certes, la société éditrice avait fait l'objet de "quelques" indélicatesses pour claironner son existence (notamment des spams à tour de bras et des cas de cybersquatting, voir cet article de Transfert). Outre les considérations morales indiscutablement frelatées, commercialement, elle se contentait de vendre un cheval de Troie à la masse des suspicieux.

Lover Spy était depuis tombé dans l'oubli, jusqu'à cette semaine. Carlos Enrique Perez-Melara, gentil créateur de ce logiciel, vient de faire enfin l'objet de poursuite aux Etats-Unis. 35 chefs d'accusation pèsent sur ses frêles épaules pour avoir conçu, envoyé et fait de la publicité pour ce système d'espionnage. Dans une dépêche, on apprend en outre que quatre autres personnes sont accusées de piratage via ce logiciel là. Elles risquent chacune 5 années de prison de 250 000 dollars d'amende. Quant à Carlos, 25 ans et actuellement en fuite, son cas est plus inconfortable. Avec la douceur légendaire du système juridique américain, il fait face à 175 années d'emprisonnement (35 x 5 ans) s'il est reconnu coupable. Il devra en outre s'alléger de 8,75 millions de dollars. Selon les premiers éléments, 1000 personnes aux États-Unis ont acheté son logiciel pour espionner 2000 proches.

Rédigée par le mardi 30 août 2005 à 09h20 (13075 lectures)
Source de l'INformation : ComputerWorld
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