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 Et l'on reparle des disques durs hybrides
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Disque dur

Mon très estimé confrère Bruno vous parlait il y aura bientôt deux mois d'un nouveau type de disque dur sur lequel travaillaient, entre autres, Microsoft et Samsung. Le principe : l'ajout d'une quantité significative de mémoire non-volatile dans le disque dur.

Microsoft avait dans ses plans le désir de mettre en place un système de mémoire cache performant pour Longhorn. La première solution envisagée a été de copier en mémoire centrale de larges blocs de données depuis le disque dur, avec les avantages et les inconvénients que cela comporte, notamment en regard de la sécurité. MacOS X utilise déjà un tel système de cache, mais étant donné le cheval de bataille de la firme de Redmond actuellement, cette solution nécessitait un complément.

Après avoir imaginé l'ajout d'une mémoire spécifique sur la carte mère et avoir conclu à une trop grande complexité, Microsoft s'est décidé à mettre au point un concept qui laisserait libre les constructeurs de disques durs d'assembler les éléments à leur manière. Ainsi, le fonctionnement serait transparent pour le système d'exploitation qui n'aurait pas à vérifier la manière dont se déroulent les évènements à l'intérieur du disque.

La mise en place de cette technologie se base sur plusieurs observations. Tout d'abord, l'utilisation moyenne d'un disque dur montre qu'un utilisateur écrira rarement plus de 64Mo de données en 10 minutes. Cela signifie que pendant une certaine période, un utilisateur peut ne pas avoir besoin d'autre chose qu'un certain nombre de données précises souvent réutilisées. Ce peut être par exemple une série de documents qu'il ouvre et ferme à la suite.



Une fois combinée avec le système de cache de Longhorn, cette technologie permet à un système initialisé, et dont les applications sont lancées, de ne plus provoquer le moindre accès pendant 10 à 15 minutes. Les conséquences sont bien sûr une diminution drastique de la consommation électrique et de la chaleur dégagée. Microsoft parle d'une baisse moyenne de la consommation du disque dur de 50%.

Autre avantage : moins les données "bougent", moins il y a de risque de corruption de données. Et comme si la technologie ne paraissait pas assez intéressante, les informations nécessaires au démarrage du système peuvent être également stockées dans cette mémoire (NVRAM) : le BIOS peut ainsi commencer à accéder aux données et charger le système sans attendre que le disque atteigne sa vitesse maximale. Ce dernier peut alors prendre le relais une fois complètement démarré.

Il reste bien sûr des inconnues. Ce système pouvant éviter bon nombre d'accès disque dans une utilisation moyenne, le MTBF (Mean Time Before Failure) pourrait être sensiblement amélioré. Il s'agit du temps moyen que met un disque dur à tomber en panne. Les autres questions concernent la rapidité et le coût de l'intégration de mémoire Flash au sein d'un disque dur. D'ici à la sortie de tels modèles de disques, vers la fin 2006, la mémoire devrait avoir atteint un débit de 100Mo/s. Quant au prix, il est espéré le plus bas possible...

PS : Merci à Charon pour l'information ;)

Rédigée par le mardi 21 juin 2005 à 11h17 (4154 lectures)
Source de l'INformation : Anandtech
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