actualité
 L'actualité informatique et multimédia
 Deux suicides relancent le débat de la cyber-surveillance
 Bonjour et bienvenue sur un site de suicides
Faits divers

C’est l’histoire de deux étrangers. Deux personnes qui ont succombé lentement au mal de vivre, à des âges et des parcours différents. Christopher Aston avait 25 ans et vivait à Liverpool, et Maria Williams, qui avait 42 et vivait au sud-est de Londres, à Deptford. Ces deux Anglais se sont suicidés par intoxication au monoxyde de carbone. L’histoire relance la polémique contre certains sites.

Les sites dont il est question sont ceux qui font la promotion d’une manière ou d’une autre du suicide en général. Le point le plus problématique est le fait que ces sites permettent avant tout des prises de contacts entre internautes, ce qui aboutit régulièrement à ce que les psychologues nomment des "pactes suicidaires". Des personnes qui ne se connaissent pas, ne parlent que peu de leurs vies, se regroupent pour s’aider mutuellement dans l’idée de se donner la mort.

Christopher et Maria se sont donc rencontrés à Londres en février dernier après une prise de contact à travers l’un de ces sites. Ils ont alors arrangé leur suicide, qui s’est déroulé dans une voiture hermétiquement close, avec un chauffage au charbon installé à l’arrière. Les deux sont morts par un empoisonnement au monoxyde de carbone, qui provient de la combustion incomplète de certains éléments.

Ils avaient laissé derrière eux des notes séparées dans lesquelles ils indiquaient que leur acte était volontaire et prémédité. Seulement voilà, ce genre d’incident provoque des remous, et Tony Cox, membre de l’association « Parents for Prevention of Young Suicide », martèle la table en appelant à une régulation plus poussée d’Internet. Evidemment, des sites comme ceux dont nous avons parlé devraient être fermés, mais le problème est que les dits sites ne clament pas leurs objectifs dès la page d’accueil !

Les problèmes sont nombreux. D’un côté purement administratif, c’est un cauchemar : la recherche et la découverte de ces sites peuvent prendre beaucoup de temps, pour un résultat pas forcément efficace. Or l’autre problème, c’est de pouvoir justifier la fermeture de ces sites. Comment empêcher le fonctionnement de forums de discussion regroupant des gens voulant exprimer leurs angoisses, leur détresse et leur mal-être ? Doit-on les enfermer dans le silence pour éviter les quelques cas de suicide comme celui de Christopher et Maria ?

Le problème est bien plus éthique que technique. L’association « Parents for Prevention of Young Suicide » entend cependant bien faire bouger les choses.


Rédigée par le vendredi 30 septembre 2005 à 11h28 (21836 lectures)
Source de l'INformation : News Telegraph
Partager cette actualité par e-mail Imprimer cette actualité Proposer une actualité PC INpact sur votre site Sauvegarder cette actualité dans votre dossier Télécharger en pdf cette actualité Signaler une erreur dans la news

Il y a 89 commentaires dont 89 nouveaux - Poster un commentaire

Sur le même sujet d'actualité :


Recherches relatives : - -