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 Détails sur le service de musique en ligne de la FNAC
  La Fnac lancera demain son service de musique en ligne. Avec seu...
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La Fnac lancera demain son service de musique en ligne. Avec seulement 300 000 titres pour commencer, le double d'ici la fin de l'année si tout va bien et un million en 2005, et en proposant uniquement du WMA (192 kbit/s), la Fnac démarre sûrement mais doucement. Concernant les prix proposés, la Fnac vous facturera le morceau 0,99 €, les titres exclusifs coûtant 20 centimes de plus. Les albums seront à 9,99 €, et des forfaits de 10, 20 et 30 titres utilisables sur 3 ou 6 mois seront proposés, avec des tarifs légèrement moindres, les 30 titres coûtant 29,70 euros par exemple (et 19,80 € les 21 titres). Les morceaux téléchargés pourront être gravés 7 fois, et pour les personnes n'ayant pas forcément confiance sur l'achat en ligne via carte bancaire, ils pourront d'ici quelques mois avoir une carte prépayée, carte disponible dans les magasins.

Cependant le plus intéressant réside dans le récent "gros coup d'annonce" de la Fnac en matière d'interopérabilité. Comme précisé dans le paragraphe précédent, seul le WMA sera proposé. La Fnac souhaitait pourtant que son service soit acceptable pour tous les baladeurs numériques. La guerre des standards et la volonté des majors de tout contrôler auraient empêché le célèbre magasin français de réalisé son souhait.

Afin de contourner ce problème, la Fnac conseille tout simplement à ses clients de graver les fichiers WMA sur CD, puis de retransformer ledit CD dans le format voulu (MP3, Ogg etc). Une annonce plus que banale pour les "connaisseurs", mais assez étonnante puisque destiné à tous ses clients.

Cet "affront" envers les majors est un signe que la Fnac est de plus en plus agacée par cette situation jugée absurde, alors que l'interopérabilité a pourtant été signée dans la charte anti-piratage, cette guerre de format poussant à leurs yeux les consommateurs à devenir des sauvageons :

"Nous avons créé un logiciel de transcodage, qui permettait de passer outre ces limitations. Mais les maisons de disques s'y sont refusées, car pour qu'il fonctionne, il fallait baisser le niveau de protection des morceaux. Nous condamnons cette exigence. Les maisons de disques se trompent lourdement, elles ont commercialement tort : c'est le pragmatisme qui devrait l'emporter, pas le dogmatisme."

Cette protection à outrance et cette fermeture des maisons de disques sont donc dénoncées par la Fnac, infirmée bien entendu par la SNEP, le Syndicat National des Editeurs Phonographiques, qui utilise une superbe métaphore : "Baisser la protection, c'est comme utiliser une capote avec des trous."

Voici une histoire loin d'être close...


La Fnac veut l'iPod, mais l'iPod est déjà loin...

Rédigée par le vendredi 17 septembre 2004 à 12h17 (2729 lectures)
Source de l'INformation : Libé
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