Navigation
L'actualité informatique et multimédia
« Bases mutualisées ». Voilà de curieux mots pour une pratique qui explose sur le web et qui prend racine sur les formulaires d’inscription en ligne. L’exemple type est connu : vous vous enregistrez sur un site (de rencontre, de vente en ligne, etc.) et vous autorisez celui-ci à vous transmettre les offres de ses partenaires commerciaux (opt in). Peu de temps après, voilà votre boite email inondée de pubs qui vous cernent au plus près dans vos habitudes de consommation. Le secret ? La société partenaire a su se doter des moyens pour croiser (« mutualiser ») ces informations à partir des informations recueillies par plusieurs sites.
Imparable en matière de profilage : les 1000mercis et sa base « Email Attitude », et autres Come & Stay peuvent alors faire de la frappe chirurgicale et viser le jeune étudiant de 20 ans habitant Paris, fan de John Coltrane et Cocorosie, chaussant du 43 et nourrissant son chat avec des croquettes MiaouMiaou au thon. C’est le business des bases mutualisées qui se répand comme une épidémie.
De l'opt in à l'opt out : le silence est d'or
Le problème est qu’en matière de base de données tout et n’importe quoi ne peut être entrepris. Ainsi, avant d’asperger l’internaute de publicités et d’offres diverses, la société de mutualisation se contente parfois de lui envoyer la proposition d’intégrer un programme de fidélisation via un mail... dont le silence vaut acceptation (opt-out). Si ce mail est noyé parmi le spam que tout le monde reçoit, voilà notre bonne vieille Madame Michu prête à se faire torpiller (commercialement).
L'accord explicite de l'internaute est obligatoire selon la CNIL
Seul hic, la CNIL s’est penchée sur cette question et a d’ores et déjà conclu dans un courrier que seul le consentement exprès pouvait garantir la loyauté de la démarche. Qui ne dit mot ne consent donc pas et il ne peut y avoir d’acceptation tacite : pour la Commission informatique et liberté (voir la lettre réponse d’Alex Türk que nous publions) l’internaute doit même se voir communiquer la liste des partenaires qui recevront les données ! Une démarche que nous n’avons personnellement jamais constatée dans les faits.
Doublement fourbe
« Juridiquement, ces opérations s’appellent un transfert de données, nous explique un juriste spécialisé, mais là où ça devient fourbe, c’est que la donnée transférée devient la propriété de ladite base de données ». En clair, matériellement, si on se désabonne des opt-ins du site A, on reste toujours dans la base mutualisée du site B et le site A est même rémunéré sur les opérations commerciales. « Encore plus fourbe, ladite base de données va utiliser cette donnée pour shooter non pas ses offres, mais celle de tiers ! Juridiquement, il faudrait pour que tout soit d’équerre que la base mutualisée sollicite systématiquement un accord préalable des internautes avant leur entrée dans la base mutualisée. »
Si les bases mutualisées doivent recueillir l’accord préalable de l’internaute avant qu’il rentre dedans, et que ceci n’est que très peu respecté, il ne tient maintenant qu’à la CNIL de se saisir de ce dossier et d’inverser cette tendance. Encore faut-il qu'on lui en offre les moyens...
Imparable en matière de profilage : les 1000mercis et sa base « Email Attitude », et autres Come & Stay peuvent alors faire de la frappe chirurgicale et viser le jeune étudiant de 20 ans habitant Paris, fan de John Coltrane et Cocorosie, chaussant du 43 et nourrissant son chat avec des croquettes MiaouMiaou au thon. C’est le business des bases mutualisées qui se répand comme une épidémie.
De l'opt in à l'opt out : le silence est d'or
Le problème est qu’en matière de base de données tout et n’importe quoi ne peut être entrepris. Ainsi, avant d’asperger l’internaute de publicités et d’offres diverses, la société de mutualisation se contente parfois de lui envoyer la proposition d’intégrer un programme de fidélisation via un mail... dont le silence vaut acceptation (opt-out). Si ce mail est noyé parmi le spam que tout le monde reçoit, voilà notre bonne vieille Madame Michu prête à se faire torpiller (commercialement).
L'accord explicite de l'internaute est obligatoire selon la CNIL
Seul hic, la CNIL s’est penchée sur cette question et a d’ores et déjà conclu dans un courrier que seul le consentement exprès pouvait garantir la loyauté de la démarche. Qui ne dit mot ne consent donc pas et il ne peut y avoir d’acceptation tacite : pour la Commission informatique et liberté (voir la lettre réponse d’Alex Türk que nous publions) l’internaute doit même se voir communiquer la liste des partenaires qui recevront les données ! Une démarche que nous n’avons personnellement jamais constatée dans les faits.
Doublement fourbe
« Juridiquement, ces opérations s’appellent un transfert de données, nous explique un juriste spécialisé, mais là où ça devient fourbe, c’est que la donnée transférée devient la propriété de ladite base de données ». En clair, matériellement, si on se désabonne des opt-ins du site A, on reste toujours dans la base mutualisée du site B et le site A est même rémunéré sur les opérations commerciales. « Encore plus fourbe, ladite base de données va utiliser cette donnée pour shooter non pas ses offres, mais celle de tiers ! Juridiquement, il faudrait pour que tout soit d’équerre que la base mutualisée sollicite systématiquement un accord préalable des internautes avant leur entrée dans la base mutualisée. »
Si les bases mutualisées doivent recueillir l’accord préalable de l’internaute avant qu’il rentre dedans, et que ceci n’est que très peu respecté, il ne tient maintenant qu’à la CNIL de se saisir de ce dossier et d’inverser cette tendance. Encore faut-il qu'on lui en offre les moyens...
Rédigée par le vendredi 25 septembre 2009 à 11h51 (19471 lectures)
- HWiNFO32 mis à jour : meilleur support de certaines GeForce et détection du support du TRIM par les SSD.
09/02/2010 à 17:24 par David - Intel annonce enfin son Itanium 9300 connu sous le nom de code Tukwila
09/02/2010 à 14:01 par David - Il semble que XBit Labs n'aime pas la carte mère P55-GD55 de MSI.
09/02/2010 à 13:59 par David - La Radeon HD 4850 Hybrid Frozr de MSI, elle tient le choc sous Furmark ?
09/02/2010 à 13:58 par David - Microsoft à mis en ligne une nouvelle version de DirectX, ainsi que du SDK associé.
09/02/2010 à 13:36 par David
Microsoft Office 2007 Famille et étudiant
Logiciels à partir de 86,90 euros
Microsoft Office 2007 Professionnel
Logiciels à partir de 199,00 euros
Microsoft Word 2007
Logiciels à partir de 248,90 euros
Windows 7 Familiale Premium (Mise à jour)
Logiciels à partir de 90,00 euros
Corel Paint Shop Pro Photo X2
Logiciels à partir de 29,99 euros
Vista : ces vilaines applications qui désactivent Aero
Comment faire pour remettre Aero en marche ?...
Comment faire pour remettre Aero en marche ?...
Vista : maîtriser les raccourcis clavier de Windows Mail
Si vous avez Vista et que vous utilisez l'application...
Si vous avez Vista et que vous utilisez l'application...
© 2003 -2010 PC INpact SARL de presse. Tous droits réservés ! - Powered by PCI WebEngine - PCINpact.com est un site de PC INpact Network
Glossaire : A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z - Tendances: Windows 7 (Seven) | iPhone 3GS | New Super Mario Bros. Wii
Toutes les marques citées sur PC INpact appartiennent à leurs propriétaires respectifs ! - Page valide XHTML 1, CSS -
- Générée en 0.1128 s - Top 100 - Bons plans partenaires
Partenaires : Personnaliser Windows - Comparatif GPS - Forum Science - Tom's Hardware - Astuces PC - Test ADSL - Nos partenaires
Toutes les marques citées sur PC INpact appartiennent à leurs propriétaires respectifs ! - Page valide XHTML 1, CSS -
Partenaires : Personnaliser Windows - Comparatif GPS - Forum Science - Tom's Hardware - Astuces PC - Test ADSL - Nos partenaires
?






















