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 Sam Palmisano, PDG d'IBM : vive les logiciels et les services
 Et les serveurs aussi...
Logiciels

Nos confrères des Echos ont réalisé une interview de Sam Palmisano, le président d'IBM, rare société du secteur informatique à se porter comme un charme et à ne pas subir (ou presque) la crise économique.

IBM Nautilus Supercomputer 4 WarsawSi la première partie de l'interview porte justement sur la situation économique actuelle et future, ainsi que sur le plan de relance du président Obama, nous nous intéresserons particulièrement au second acte.

Sam Palmisano résume tout d'abord la vision d'IBM par rapport au marché du PC, notamment du côté matériel : « Après l'explosion de la bulle Internet en 2000, nous nous sommes dit que, même une fois la crise passée, l'industrie informatique allait changer d'époque. Nous avions anticipé la fin de la domination de la micro-informatique et la banalisation du PC. Ce métier de volume dans lequel il n'y a plus guère de différenciation possible par l'innovation n'est pas pour nous. (...) On a ainsi vendu toutes nos activités liées à la micro-informatique depuis 2002. »

Orientée depuis maintenant de nombreuses années vers les services, et notamment concurrencée par Hewlett-Packard (plus encore après son rachat d'EDS), IBM vend néanmoins encore du matériel. Ce dernier ne représente cependant plus que 9 % de ses bénéfices précise le PDG d'IBM, contre près de 20 % au début de ce siècle.

Interrogé par Les Echos sur cette partie matérielle, et notamment des serveurs, le patron d'IBM ne semble pas non plus "jusqu'au-boutiste" dans sa démarche du désengagement des ventes de hardware. Il faut dire que les serveurs haut de gamme génèrent de nombreux dollars de bénéfices :

« Aujourd'hui, nous sommes satisfaits de tirer 91 % de nos profits des logiciels et services. L'activité serveurs, qui comporte de nombreux segments, reste un marché d'infrastructure en croissance potentiellement profitable. Certes, le segment des machines banalisées à moins de 50 000 dollars, équipées de puces Intel, souffre. Mais, au-dessus, les segments Unix, qui sont des ordinateurs de haute performance basés sur la technologie Power d'IBM, marchent bien. »

Enfin, Sam Palmisano livre ses pensées sur le récent rachat de Sun par Oracle, qui doit encore être avalisé par les autorités américaines. Si Oracle a déjà prouvé sa capacité à acquérir des sociétés développant des logiciels, le cas de Sun est bien différent, puisque sa part hardware est relativement importante.

Le PDG d'IBM n'est d'ailleurs pas optimiste sur le futur proche des employés de Sun : « Comment atteindre 1,5 milliard de dollars d'économies qu'ils recherchent sur la première année ? Pour cela, il faudrait qu'ils réduisent les effectifs de Sun de 40 à 50 % et qu'ils augmentent les prix de 20-25 %. C'est peut-être faisable, mais s'ils ne peuvent réduire le nombre de commerciaux ou de personnel de support, c'est dans la R&D (Recherche et Développement, ndlr) et donc la préparation de l'avenir qu'ils devront couper. »

Rédigée par le mardi 09 juin 2009 à 10h28 (7863 lectures)
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