Navigation
L'actualité informatique et multimédia
Windows 7 : Direct2D et DirectWrite pour les interfaces
Il faut bien préparer la retraite de la vieille GDI
Il faut bien préparer la retraite de la vieille GDI
On continue avec les informations publiées au sujet de Windows 7 avec l’arrivée de deux nouveautés, l’une concernant la gestion et l’exploitation des polices, l’autre dédiée à l’interface graphique, puisqu’amenée à remplacer la GDI+ tout en permettant une compatibilité.
Les polices sous Windows sont rattachées à un panneau de gestion qui fait régulièrement sourire. En fait, même sous Vista, la fenêtre d’ajout de polices est restée la même depuis… Windows 3.1 :
Certes la fenêtre remplissait toujours son office, mais on pouvait se demander pourquoi avoir mis de côté le renouvellement graphique et fonctionnel de cette zone depuis si longtemps. Quoi qu’il en soit, Microsoft s’est enfin penchée sur la question, et l’éditeur propose donc une nouvelle fenêtre de gestion des polices :
On peut donc visualiser l’apparence d’une police directement depuis les miniatures, de même que l’on peut isoler facilement une famille particulière pour comparaison :
Pour accompagner les polices, Microsoft introduit en outre DirectWrite, une nouvelle API dédiée exclusivement au rendu des polices et qui va plus loin que ClearType en appliquant un lissage plus conséquent (en ajoutant l’axe Y) à la source. DirectWrite est mis en place pour simplifier le rendu des polices, sur lesquelles le lissage des applications n’est pas toujours cohérent.
Direct2D, pour remplacer la GDI dans Windows 7 à terme
Liée à DirectWrite, mais plus importante, la nouvelle API Direct2D a la difficile mission de prendre la succession des GDI et GDI+. La GDI, pour Graphics Device Interface, est un composant clé de Windows et l’un de ses sous-systèmes. Il est en charge de l’affichage des lignes, des courbes ou encore du rendu des polices et de la gestion des palettes.
La GDI présente certaines qualités comme l’accès direct au matériel, mais également son abstraction de ce dernier pour la sortie vidéo. Toutefois, elle possède également de très nombreux vieillissements, et la version GDI+, sortie avec Windows 2000, n’a fait que repousser le problème. Avec Vista, la GDI+ était toujours présente, mais il était possible à un développeur de créer une interface utilisant WPF (Windows Presentation Foundation) mais cela rendait obligatoire l’utilisation de code managé au travers de .NET, un concept avec lequel l'ensemble de la population des développeurs est loin d’être familière.
Dans Vista, comme dans Windows 7, une interface utilisant la GDI+ est convertie en surface Direct3D pour être exploitable par le Window Manager, car ce dernier ne sait manipuler que DirectX en bas niveau. De fait, sans passer par du code managé, c’est la seule manière de créer une interface sous Windows (DirectX est utilisé par les jeux). Avec l’arrivée de Direct2D, la situation change radicalement, car les développeurs vont bénéficier d’une API native aux capacités bien plus étendues que la GDI+.
Bâtie sur Direct3D, dédiée aux interfaces
Premièrement, Direct2D est bâtie sur Direct3D, mais est dédiée aux interfaces Windows. Elle est conçue pour bénéficier de l’accélération matérielle et fournira donc cette dernière à toutes les applications qui y feront appel. Elle reprend tous les rôles de la GDI+ mais va également beaucoup plus loin en ajoutant, un retour automatique au rendu logiciel si le matériel est indisponible, un anti-aliasing appliqué aux primitives, un système de coordination indépendant du matériel et tout un ensemble d’outils de manipulations graphiques qui n’étaient pas présents auparavant, avec conservation possible de l’état du rendu.
Direct2D, c’est sans doute un peu l’API que beaucoup attendaient, car il manquait à Windows depuis longtemps la possibilité de créer des interfaces entièrement accélérées. Bien sûr, cela est possible avec WPF qui utilise DirectX pour le rendu, mais utiliser WPF signifie se lancer dans le développement sur .NET, et l’expérience accumulée depuis Vista indique que la transition, si elle doit se faire, sera lente.
Question compatibilité, Direct2D pourra être utilisé avec Direct3D 9, 10 et 10.1. Traduction : tout ordinateur muni aujourd’hui d’une carte graphique capable de faire fonctionner Aero (DirectX 9 et Shaders Model 2.0) pourra donc profiter de Direct2D. Bien entendu, il sera nécessaire que l’API soit utilisée, et il faudra attendre un certain temps pour voir apparaître les premières applications compatibles.
Pour les développeurs qui veulent en savoir plus et qui peuvent lire l'anglais, nous vous recommandons la visite de ce blog MSDN.
Les polices sous Windows sont rattachées à un panneau de gestion qui fait régulièrement sourire. En fait, même sous Vista, la fenêtre d’ajout de polices est restée la même depuis… Windows 3.1 :
Certes la fenêtre remplissait toujours son office, mais on pouvait se demander pourquoi avoir mis de côté le renouvellement graphique et fonctionnel de cette zone depuis si longtemps. Quoi qu’il en soit, Microsoft s’est enfin penchée sur la question, et l’éditeur propose donc une nouvelle fenêtre de gestion des polices :
On peut donc visualiser l’apparence d’une police directement depuis les miniatures, de même que l’on peut isoler facilement une famille particulière pour comparaison :
Pour accompagner les polices, Microsoft introduit en outre DirectWrite, une nouvelle API dédiée exclusivement au rendu des polices et qui va plus loin que ClearType en appliquant un lissage plus conséquent (en ajoutant l’axe Y) à la source. DirectWrite est mis en place pour simplifier le rendu des polices, sur lesquelles le lissage des applications n’est pas toujours cohérent.
Direct2D, pour remplacer la GDI dans Windows 7 à terme
Liée à DirectWrite, mais plus importante, la nouvelle API Direct2D a la difficile mission de prendre la succession des GDI et GDI+. La GDI, pour Graphics Device Interface, est un composant clé de Windows et l’un de ses sous-systèmes. Il est en charge de l’affichage des lignes, des courbes ou encore du rendu des polices et de la gestion des palettes.
La GDI présente certaines qualités comme l’accès direct au matériel, mais également son abstraction de ce dernier pour la sortie vidéo. Toutefois, elle possède également de très nombreux vieillissements, et la version GDI+, sortie avec Windows 2000, n’a fait que repousser le problème. Avec Vista, la GDI+ était toujours présente, mais il était possible à un développeur de créer une interface utilisant WPF (Windows Presentation Foundation) mais cela rendait obligatoire l’utilisation de code managé au travers de .NET, un concept avec lequel l'ensemble de la population des développeurs est loin d’être familière.
Dans Vista, comme dans Windows 7, une interface utilisant la GDI+ est convertie en surface Direct3D pour être exploitable par le Window Manager, car ce dernier ne sait manipuler que DirectX en bas niveau. De fait, sans passer par du code managé, c’est la seule manière de créer une interface sous Windows (DirectX est utilisé par les jeux). Avec l’arrivée de Direct2D, la situation change radicalement, car les développeurs vont bénéficier d’une API native aux capacités bien plus étendues que la GDI+.
Bâtie sur Direct3D, dédiée aux interfaces
Premièrement, Direct2D est bâtie sur Direct3D, mais est dédiée aux interfaces Windows. Elle est conçue pour bénéficier de l’accélération matérielle et fournira donc cette dernière à toutes les applications qui y feront appel. Elle reprend tous les rôles de la GDI+ mais va également beaucoup plus loin en ajoutant, un retour automatique au rendu logiciel si le matériel est indisponible, un anti-aliasing appliqué aux primitives, un système de coordination indépendant du matériel et tout un ensemble d’outils de manipulations graphiques qui n’étaient pas présents auparavant, avec conservation possible de l’état du rendu.
Direct2D, c’est sans doute un peu l’API que beaucoup attendaient, car il manquait à Windows depuis longtemps la possibilité de créer des interfaces entièrement accélérées. Bien sûr, cela est possible avec WPF qui utilise DirectX pour le rendu, mais utiliser WPF signifie se lancer dans le développement sur .NET, et l’expérience accumulée depuis Vista indique que la transition, si elle doit se faire, sera lente.
Question compatibilité, Direct2D pourra être utilisé avec Direct3D 9, 10 et 10.1. Traduction : tout ordinateur muni aujourd’hui d’une carte graphique capable de faire fonctionner Aero (DirectX 9 et Shaders Model 2.0) pourra donc profiter de Direct2D. Bien entendu, il sera nécessaire que l’API soit utilisée, et il faudra attendre un certain temps pour voir apparaître les premières applications compatibles.
Pour les développeurs qui veulent en savoir plus et qui peuvent lire l'anglais, nous vous recommandons la visite de ce blog MSDN.
Rédigée par le jeudi 30 octobre 2008 à 16h56 (15857 lectures)
Vista : ces vilaines applications qui désactivent Aero
Comment faire pour remettre Aero en marche ?...
Comment faire pour remettre Aero en marche ?...
Vista : maîtriser les raccourcis clavier de Windows Mail
Si vous avez Vista et que vous utilisez l'application...
Si vous avez Vista et que vous utilisez l'application...
© 2003 -2009 PC INpact SARL de presse. Tous droits réservés ! - Powered by PCI WebEngine - PCINpact.com est un site de PC INpact Network
Glossaire : A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Toutes les marques citées sur PC INpact appartiennent à leurs propriétaires respectifs ! - Page valide XHTML 1, CSS -
- Générée en 0.0343 s - Top 100 - Bons plans partenaires
Partenaires : Personnaliser Windows - Comparatif GPS - Forum Science - Tom's Hardware - Astuces PC - Test ADSL - Nos partenaires
Toutes les marques citées sur PC INpact appartiennent à leurs propriétaires respectifs ! - Page valide XHTML 1, CSS -
Partenaires : Personnaliser Windows - Comparatif GPS - Forum Science - Tom's Hardware - Astuces PC - Test ADSL - Nos partenaires



























