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 Warner réfléchit à une licence globale mondiale
 Warner, le nerf de la guerre
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L'industrie du disque va mal. Pour retourner la situation à son avantage, l'industrie du disque a tenté d'attaquer massivement les téléchargeurs (aux États-Unis principalement, via la RIAA), sans réel succès. La répression ayant en fin de compte un INpact négatif plus qu'autre chose, Edgar Bronfman, le président de Warner Music Group, a récemment remis au goût du jour une idée bien connue dans nos contrées : proposer un abonnement mensuel dans le monde entier (on parle de 5 $ - somme encore à préciser) en sus de l'abonnement internet, de quoi générer 20 milliards de $ par an, ceci afin de leur permettre de télécharger et d'échanger la musique comme bon leur semble. Une licence globale en somme, uniquement dédiée à la musique dans ce cas.

La musique n'est plus un produit, mais un service ?

licence globaleCette idée arrive cependant peut-être trop tard, alors que les offres de streaming (gratuites) explosent de par le monde, que certaines majors proposent tout aussi gratuitement leur catalogue contre de la publicité, et que Apple milite pour un abonnement illimité pour son service iTunes, ce qui revient déjà à une sorte de licence globale.

Selon Portfolio, Warner ne semble de plus pas spécialement pressée, puisque son président a engagé Jim Griffin, spécialiste de la musique numérique, afin de mettre au point un modèle et une organisation gérant la réception et la distribution de cet abonnement aux ayants droit, sur toute la planète. Griffin dispose d'un contrat de trois ans après de Warner afin de réaliser ce plan. Non, il ne s'agit pas d'un épisode de Family Guy.

Griffin a cependant une vision très claire de la situation. Selon lui, l'industrie a le tort de voir la musique comme un produit, alors qu'il faudrait plutôt la voir comme un service. Une différence importante, car cela signifie qu'il faut analyser "globalement" le marché de la musique, et non de manière "particulière", c'est-à-dire à l'unité. D'où l'équivalent de la licence globale, où le consommateur n'achète pas un morceau, mais potentiellement tous les morceaux.

« Rentabiliser l'anarchie d'internet »

Cette "licence globale" aura de plus l'immense avantage de stopper les coûteuses attaques contre les internautes. « Je ne pense pas que nous devons poursuivre les étudiants et les gens jusqu'à leur maison » note ainsi Griffin, avant de lancer une phrase non sans sens : « Nous voulons rentabiliser l'anarchie d'internet ».

Reste à voir si cet abonnement de 5 $ sera imposé ou non. Griffin pense notamment que l'internaute pourra par exemple accepter de la publicité en échange d'un abonnement gratuit. Celui qui paiera l'abonnement sera donc dispensé de publicité.

Reste que pour beaucoup, il s'agit ici ni plus ni moins d'une taxe de plus (et de trop). À l'instar des débats au sujet de la licence globale, se pose donc la question de l'obligation de s'abonner à un tel "service". Pour certains, l'imposer n'a pas de sens, tout simplement par rapport à ceux qui ne téléchargent jamais, ou n'écoutant tout simplement pas de musique. Pour d'autres, si cette "taxe" n'est pas obligatoire, personne ne se risquera à la payer, puisque les internautes peuvent d'ores et déjà obtenir ce qu'ils souhaitent gratuitement. De plus, quid de la redevance pour copie privée ?

Un problème bien épineux donc.


Rédigée par le vendredi 28 mars 2008 à 11h53 (13565 lectures)
Source de l'INformation : Portfolio
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