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Le Cap, une association mulhousienne spécialisée dans la lutte contre les addictions en tout genre, propose de faire un break en matière de cyberdépendance.

bureau dépendance bordel foutoir désordre rangement Durant deux jours, les « deux jours sans écran », il sera demandé à 6 000 lycéens, d’abandonner clavier et box triple play, joystick et autres pads. L’opération aura lieu mi-novembre dans quatre lycées haut-rhinois (Lycée Jean Mermoz à Saint Louis, Henner à Altkirch, Jeanne d’Arc et du Rebberg à Mulhouse).

L’initiative sera aussi l’occasion d’une sensibilisation des jeunes et des parents des risques de dépendances pathologiques que peuvent engendrer ces plaisirs numériques. Le site de l’association prévient à ce titre qu’il n’y a pas de consensus sur le diagnostic de l’addiction au jeu vidéo ou à Internet. Toutefois, selon le modèle d'Aviel Goodman, psychiatre américain, une série de critères est retenue pour mettre la puce à l’oreille (et en sommeil). Citons :
  • Impossibilité de résister à l'impulsion de passage à l'acte.
  • Sensation croissante de tension précédant immédiatement le début du comportement.
  • Soulagement ou plaisir durant la période.
  • Perte de contrôle dès le début de la crise.
  • Présence d'au moins cinq des critères suivants :
  1. Monopolisation de la pensée par le projet de comportement addictif.
  2. Intensité et durée des épisodes plus importants que souhaités à l'origine.
  3. Tentatives répétées pour réduire, contrôler ou abandonner le comportement.
  4. Temps important à préparer les épisodes, à les entreprendre ou à s'en remettre.
  5. L'engagement dans le comportement est tel que la personne ne peut plus accomplir des gestes élémentaires (se laver, se nourrir) et le conduit à un désinvestissement social, professionnel et familial.
  6. Poursuite du comportement malgré l'aggravation des problèmes sociaux en dépit de la connaissance des conséquences négatives.
  7. Tolérance marquée, c'est-à-dire besoin d'augmenter l'intensité ou la fréquence pour obtenir l'effet désiré, ou diminution de l'effet procuré par un comportement de même intensité.
  8. Agitation, irritabilité et surtout angoisse si l'acte addictif est différé, empêché
Bref, si vous jouez presque tous les jours, pendant de longues périodes (3-4 heures), pour l'excitation que vous en retirez, et que vous êtres de mauvaise humeur quand vous ne pouvez pas pratiquer, si vous délaissez les activités scolaires, sportives, sociales et familiales, vous jouez au lieu de faire vos devoirs, et que les tentatives de diminuer votre temps de jeu sont des échecs, alors vous souffrez peut-être d’un problème de dépendance. Mais cessons là ces développements, une partie de WoW nous attend.

Rédigée par le vendredi 19 octobre 2007 à 15h20 (27049 lectures)
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