La société américaine VeriChip, appartenant à Applied Digital, a été vivement critiquée récemment pour ses puces RFID sous-cutanées. Implantées dans des millions d'animaux, en attendant les être humains dans un futur plus ou moins proche, ces puces d'identification par radiofréquence pourraient selon certains scientifiques être à l'origine de tumeurs malignes parmi des souris. Cette même constatation n'a cependant pas été démontrée sur l'Homme.
VeriChip, attaquée de toute part, a donc tenu à se défendre. Dans un long communiqué, qu'elle nous a adressé la firme se veut rassurante et affirme de que nombreuses études réfutent le lien de cause à effet entre ses puces RFID et les tumeurs malignes constatées.
Des études contradictoires
VeriChip cite notamment une étude menée par le Sandoz Research Institute sur une année complète, sur 250 souris et rats pucés. Cette étude a été réalisée spécifiquement dans le but de noter les conséquences d'une implantation d'une puce dans un corps animal. Leur conclusion est la suivante : « Ces données prouvent que le dispositif d'implant n'a produit aucun effet secondaire défavorable sur les rongeurs. »
Une autre étude, au but homologue, menée cette fois sur plus de deux ans et 140 souris par Ghanta N. Rao et Jennifer Edmondson du National Institute of Environmental Health Sciences, a eu une conclusion tout à fait semblable. Selon ces scientifiques, le verre protecteur entourant les puces RFID n'est pas cancérigène pour la souris, ceci plus de 24 mois après l'implantation.
VeriChip a de plus tenu à rappeler que les études citées par l'Associated Press ne faisaient en aucun cas le lien entre les tumeurs repérées parmi les rongeurs et de possibles tumeurs sur l'être humain. Même logique concernant les chiens et les chats, les animaux les plus pucées par VeriChip. Là encore, les études portaient uniquement sur des rats et des souris, et non les animaux de compagnies préférés de l'Homme.
Les souris davantages sujets aux tumeurs
Enfin, le principal argument de VeriChip est le suivant : « Les souris et les rats de laboratoire ont une probabilité élevée de développer des tumeurs à n'importe quel emplacement d'injection, indépendamment du type d'injection. Il est important de noter que l'apparition de la formation d'une tumeur chez les souris/rats par de simples injections de n'importe quel type (vaccination y compris) est beaucoup plus élevée que pour n'importe quel autre animal de laboratoire. » De quoi alimenter le débat.
Concernant ses relations avec la FDA (voir notre article), organisme habilité à autoriser les puces de VeriChip, cette dernière n'a par contre pas répondu aux allégations d'Associated Press.
Source de l'INformation : VeriChip
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