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 Bioshock : des détails de la part de Ken Levine de 2K Boston
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BioshockNouveau rebondissement dans ce que l'on peut appeler l'affaire Bioshock. Mais avant cela, petit rappel des faits.

Le jeu, qui ne sortira chez nous que d'ici la fin de la semaine, a fait son apparition outre-Atlantique la semaine dernière.

Et à la surprise des utilisateurs, une activation en ligne était alors nécessaire, en plus de la protection SecuROM présente sur le disque.

SecuROM et activation en ligne pour la version physique, doublée avec Steam.

Cette activation était d'ailleurs aussi obligatoire, pour ceux qui avaient acheté une version « dématérialisée » du jeu, via Steam par exemple, qui utilise pourtant son propre système de protection.

Mais les joueurs ont été agacés par un détail qui semble avoir fait mouche : le nombre d'installation est limité à deux machines, ainsi qu'à trois installations par machine (si vous disposez de plusieurs OS, par exemple).

Afin de faire baisser le compteur, il vous faut désinstaller proprement le jeu, ce qui peut être problématique en cas de machine qui rend l'âme...

Dans ce cas, l'éditeur renvoyait la balle vers SecuROM, qui renvoyait la balle chez l'éditeur, comme l'ont confirmé nos amis de chez NoFrag dans une de leur sanglante diatribe, dont ils ont le secret.

Goutte d'eau, dans la nuit suivant le lancement, les serveurs de validation sont tombés en panne, empêchant ainsi ceux qui voulaient profiter de leur nouvelle acquisition de jouer en toute tranquillité.

Bioshock

Un serveur d'activation en rade, et une image découpée pour le 16:10, ça fait tâche

De plus, le jeu, pensé au départ pour les écrans au format large, se voyait amputé d'une partie de l'image avec ces mêmes écrans. En effet, lorsque l'on utilise le titre avec un moniteur 4:3, on dispose de morceaux d'image supplémentaires, ce qui n'a pas forcément été du goût des joueurs, qui semblent avoir succombé à la mode des LCD 16:10.

Réponse quasi immédiate de 2K Games, l'éditeur, tout d'abord via une « Community Manager » au sein de son forum, puis par voie de communiqué de presse : Le nombre d'installations passe désormais à cinq machines et cinq installations, et un patch sera bientôt mis en ligne pour corriger les problèmes avec les écrans au format large.

Ce week-end, nos confrères de Joystiq ont mis en ligne l'intégralité d'une interview que leur a donnée Ken Levine, un des membres fondateurs d'Irrationnal Games, qui est récemment devenu 2K Boston. Il est, accessoirement, responsable du développement de Bioshock.

Ken Levine : un succès imprévu, une réactivité douteuse

Ce dernier a confirmé que son équipe « s'était totalement plantée ». Il avoue qu'ils ont été « étonnés du succès commercial du titre » auquel, semble-t-il, ils ne s'attendaient pas.

Ainsi, lors des premières activations, le serveur est vite arrivé à saturation, et ils se sont aperçus qu'ils n'avaient rien préparé pour pallier cette éventualité. Chose faite désormais.

Bioshock Bioshock

Concernant le système de protection, Levine confirme qu'il s'agit bien de SecuROM, qui est utilisé pour d'autres titres actuellement sur le commerce, couplé à une validation en ligne qui sera présente « pour toute la période où le jeu sera sous le feu des projecteurs, et où des utilisateurs tenteront d'y jouer, sans l'acheter ». Comprendre, tant qu'il ne sera pas vendu pour 20 €.

Il promet néanmoins que cette validation sera désactivée par la suite, s'engageant même au nom de 2K Games sur ce point. Vous pourrez donc y jouer « même dans trois ou encore 10 ans » sans le moindre problème.

L'activation en ligne sera désactivée, au cas où 2K Boston « se prenne une météorite »

En attendant, il confirme que le nombre d'installation prévu au départ « était trop faible », ce qui est corrigé puisqu'il a été relevé, et qu'il comprend l'amertume des joueurs suite à toute cette série de problèmes.

Pour ce qui est du problème des écrans larges, il avoue lui même qu'il ne pensait pas que cela serait un problème pour les joueurs. Mais semblant se plier à ce « groupe intéressant et multiple », il confirme qu'un patch est bien en projet, sur PC comme sur Xbox 360.

Bioshock En attendant, un patch non officiel, fourni sur le forum de Widescreen Gaming vous permettra d'éviter ce léger désagrément.

Pas de version PS3, et pas de commentaire concernant une suite

En passant, il a aussi confirmé, promis, juré, craché, qu'aucune version PS3 n'était en projet actuellement, bien que l'on trouve des références à la console dans le code, une exclusivité ayant été accordée à Microsoft et sa Xbox 360.

Quant à savoir si une suite était en préparation pour ce titre qui aura, au final, demandé pas moins de 3 ans et demi de travail, dont deux en « Full Prod », on devra se contenter d'un simple « No comment »... allons bon.

Rédigée par le lundi 27 août 2007 à 15h39 (21812 lectures)
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