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La longue histoire entre Microsoft et l’Europe continue. Toujours au centre des préoccupations actuellement, les fameux documents demandés par la Commission depuis un bon moment déjà. Ces documents contiennent les informations techniques réclamées de longue date par les concurrents afin que leurs logiciels puissent s’intégrer sans le moindre problème dans les environnements Windows.C’est le secteur des serveurs qui est notamment visé, les autres éditeurs demandant à ce que leurs produits puissent fonctionner aussi bien que ceux de la firme de Redmond. Bien qu’aux États-Unis Microsoft ait été relativement dans les temps concernant ces informations, la société traîne les pieds en Europe, au point que la Commission a dû une nouvelle fois la menacer d’une énième amende en cas de retard au-delà du mois de juillet.
Le principal problème concernant ces documents n’est encore pas tant leur retard que la redevance demandée par Microsoft sur ceux déjà donnés. En effet, les autres entreprises peuvent utiliser les informations déjà transmises par Microsoft, mais cette utilisation a un coût. Selon le Financial Times, l’éditeur ne demande pas moins de 5,95 % des ventes réalisées sur les logiciels exploitant ces informations.
Si le mois dernier Microsoft avait déjà été averti par la Commission que les chiffres demandés étaient trop élevés, le Financial Times rapporte que la société aurait reçu une note de l’instance officielle. Cette note avertissait apparemment la firme qu’elle risquait de ne toucher pas la moindre redevance sur les logiciels vendus par la concurrence, même s’ils exploitent de manière approfondie les données transmises à la Commission. Dans le meilleur des cas selon le journal, cette redevance ne pourrait excéder les 1 %, ce qui est nécessairement loin des 5,95 % demandés.Neil Barrett, qui a été choisi à la fois par Microsoft et la Commission européenne pour jouer le rôle de médiateur, estime que les sommes demandées par Microsoft sont tout simplement « prohibitives ». Toutefois, il indique également qu’il serait inacceptable que l’éditeur de Redmond touche 1 % du chiffre des ventes réalisées sur les produits tiers exploitant les informations fournies. Barrett va plus loin puisqu’il explique que Microsoft ne devrait rien toucher sur les ventes de ces produits.
L’éditeur a jusqu’au 23 avril pour réfléchir au problème des redevances, mais le Financial Times indique que plusieurs sociétés auraient déjà accepté les chiffres proposés par Microsoft. IBM, Sun et Oracle auraient apparemment signalé leur accord pour les 5,95 %.
Les mois qui viennent verront très probablement d’autres rebondissements dans un procès qui s’éternise et qui ressemble à un vaste bras de fer entre une instance officielle et une firme.
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