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 Adobe Apollo : première version alpha et perspectives
 Espérons pour Adobe que le projet soit plutôt 11 que 13
Logiciels

adobeOn en sait désormais un peu plus sur le projet Apollo que développe actuellement Adobe. Ce projet correspond en fait à une grande capitalisation sur tous les investissements de l’éditeur, notamment depuis le rachat de Macromedia. Apollo est ainsi une technologie qui reprend dans les grandes lignes le savoir-faire d’Adobe dans le monde de l’édition et du contenu.

Comment définir Apollo ? On peut effectivement parler de technologies, mais il est beaucoup plus exact de parler de bouquet de technologies. Le but du projet est de mettre en place un véritable moteur servant de base pour des applications web n’ayant pas besoin d’un navigateur. En ce sens, on pourrait comparer les applications Apollo à celles réalisées en Flash, mais les premières peuvent aller plus loin.

Une mécanique bien huilée ?

adobe apollo En tant que « moteur », Apollo est multiplateforme (Windows et Mac OS X) et intègre les éléments nécessaires à l’exécution d’applications réalisées à l’aide de Flash, Flex, HTML, JavaScript, Ajax ou encore CSS. Ce « runtime » aura pour objectif principal de permettre aux développeurs web d’utiliser leurs compétences pour créer de véritables logiciels indépendants. Bien entendu, puisque l’on parle de runtime, comme dans le cas de Java ou de .NET, sa présence est nécessaire pour l’exécution des applications.

Apollo lui-même sera gratuit, mais gageons qu’Adobe aura tôt fait de proposer un vrai studio de développement dédié à son moteur d’exécution. L’éditeur indique cependant que n’importe quel environnement intégré peut être utilisé, y compris Eclipse, à condition qu’il puisse manipuler les données Flash/Flex, le HTML ou encore le JavaScript.

Pour le moment, la première version alpha d’Apollo publiée intègre les fonctionnalités suivantes :
  • Support complet du HTML à l’intérieur d’un contenu Flash ou Flex
  • Permet un accès complet aux fichiers locaux (communication avec le système hôte)
  • Exploitation partielle des ressources graphiques du système hôte
  • Possibilité de lier ActionScript et JavaScript
  • Composants Flex
  • Support des icônes
  • API de mise à niveau
Et dans le futur ?

S’agissant de la première version alpha, Apollo ne peut pas être considéré comme stable, et encore moins complet. La version finale est attendue pour le second semestre, et durant la suite du développement, d’autres fonctionnalités seront ajoutées :
  • Support du PDF
  • API de gestion des états de connexion
  • Support complet des applications HTML
  • Support du glisser/déposer
  • Support du copier/coller
  • Fenêtres natives selon le système hôte
  • Enregistrement des extensions de fichiers
  • Lancement automatique d’une application adéquate en cas de manipulation de certains fichiers
  • Contrôle complet du menu contextuel de la souris
  • Transparence dans le HTML
Un premier contact avec Apollo

Télécharger cette première version alpha est assez simple, puisqu’il suffit de se rendre sur cette page, de cocher la case indiquant que vous acceptez les conditions d’utilisation, puis de télécharger le runtime. Ce dernier est proposé en deux déclinaisons, l’une pour Windows (XP SP2 et Vista), l’autre pour Mac OS X (10.4). Concernant Linux, Adobe précise simplement que la version sera prête plus tard car le lecteur Flash pour cette plateforme doit d’abord être terminé.

Attention toutefois : télécharger Apollo seul n’a aucune utilité sans les applications qui vont avec. Vous en trouverez plusieurs depuis cette page, comme un lecteur de flux RSS (basique) ou encore une autre depuis cette page, nommée Firetune. Il est évident que la technologie a un très grand potentiel, surtout si l’on regarde cette vidéo de démonstration d’Apollo et ce qu’eBay prépare avec. Les avantages peuvent être multiples, mais le principal rejoint le PDF : un rendu unique sur les plateformes principales que sont Windows, Mac OS X et Linux.

adobe apollo
Installation d'Apollo alpha 1

adobe apollo  adobe apollo
Installation de l'application Fresh

Il suffira en effet de télécharger l’application puis de l’exécuter sur la machine hôte. Une fois le runtime Apollo installé, la lecture du logiciel se fait exactement de la même manière, quel que soit le système. La lecture de la partie web, notamment le HTML, se fait via le moteur de rendu Webkit, que les utilisateurs de Mac connaissent pour être à la base de Safari et que ceux de Linux sous KDE utilisent dans KHTML. Détail intéressant d’ailleurs : Adobe indique que l’une des raisons qui l’ont fait choisir Webkit est sa très bonne portabilité vers le monde mobile. Une indication des intentions futures de l’éditeur.

adobe apollo
Fresh, un lecteur RSS basique

Des hommes et des liens

Notons enfin qu’Adobe se fait une fierté de faciliter le travail des développeurs, puisque le travail réalisé sur certaines technologies comme Flex peut être normalement repris sans modification dans un projet réalisé sur Apollo. Il faudra cependant garder en mémoire que ce futur produit reste un moteur d’exécution et ne permettra pas de créer des exécutables ou encore de compléter les applications avec du code natif, donc dépendant au système. Tout du moins, dans la première version.

Petit récapitulatif des liens :

Rédigée par le lundi 19 mars 2007 à 16h17 (25881 lectures)
Source de l'INformation : Adobe
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