À trois semaines de la sortie de la PlayStation 3 en France et en Europe, le Conseil de la concurrence annonce qu'il « sanctionne Sony Computer Entertainment France pour avoir convenu avec ses distributeurs de vendre la Play Station 2 à un prix unique lors de son lancement en France. »
Cette sanction, une amende de 800 000 euros, est pour le moins peu commune. En effet, il est reproché à Sony d'avoir imposé un prix unique à son ancienne console, ses jeux et ses accessoires, lors des pré-réservations avant leur sortie en France en novembre 2000.
Pourtant, des remises auraient dû être possibles à cette époque. Selon le Conseil de la concurrence, 51 437 PS2 ont été pré-réservées. Les prix maximums conseillés étaient à cette époque de 2 990 francs (455 euros) pour la console, 399 francs (60 euros) pour les jeux et 299 francs (45 euros) pour les accessoires.
Une position dominante et un problème de clarté sur les prix.
Mais pour le Conseil de la concurrence, il y a un problème. « L'ensemble des distributeurs ont communiqué exclusivement sur la base de ce prix maximum conseillé lors de la campagne de pré-réservation et de fait, les consoles PS2 pré-réservées ont été vendues par tous les détaillants au prix de 2 990 F (455 €). Le Conseil de la concurrence a qualifié cette pratique d'entente sur un prix de vente imposé. »
Trois griefs sont ainsi faits à Sony France :
D’abord, avoir abusé de sa position dominante avec son processus de pré-réservation de la console. Celui-ci, dans sa première phase, ne permettait pas à la clientèle « de disposer de suffisamment d’informations sur les prix pour opérer un choix éclairé et faire jouer la concurrence ». Ce reproche concerne uniquement la période du 1/09/00 au 15/09/00, prévient le Conseil.
- Ensuite, reproche plus grave, le Conseil sanctionne Sony France pour avoir « abusé de sa position dominante en imposant des prix de revente ». Cette atteinte aux règles de base de la concurrence vise cette fois la seconde phase de pré-réservation et à la période de lancement de la console PS2 soit du 16/09/00 au 24/11/00.
- Enfin, le Conseil a estimé que Sony avait mis en place « une action concertée avec son réseau de distribution visant à faire obstacle à la libre fixation des prix par le jeu de la concurrence ». Cette entente a généré des prix de vente imposés aux consommateurs sur la console PS2, la carte mémoire PS2 et sur les jeux Tekken Tag Tournament et Ridge Racer V, constate encore le juge du marché. Cette entente concerne là encore la seconde phase de pré-réservation et la période de lancement de la console PS2 soit du 16/09/00 au 24/11/00
Le Conseil de la concurrence précise tout de même que « la sanction infligée tient compte du caractère ponctuel de la pratique et du faible nombre de consoles concernées par cette opération de pré-réservation. »
Cela explique ainsi la faiblesse de l'amende de 800 000 euros. Si cette sanction avait concerné les millions de consoles vendues par Sony, l'affaire aurait été quelque peu différente.
L'affaire est toujours susceptible d'appel, prévient le Conseil.
Source de l'INformation : Conseil de la Concurrence
Toutes les marques citées sur PC INpact appartiennent à leurs propriétaires respectifs ! - Page valide XHTML 1, CSS -
Partenaires : Disque dur multimédia - Personnaliser Windows - Comparatif GPS - Forum Science - Tom's Hardware - Sonneries et jeux pour mobiles - Test ADSL
























