Navigation
L'actualité informatique et multimédia
Le projet de loi sur la prévention de la délinquance, voté voilà peu devant l’Assemblée nationale, a revu quelque peu le dispositif contre la mode dite de « l’happy slapping » (joyeuse baffe que certains préfèrent nommer vidéolynchage). Le texte est très large puisqu’il vise toutes les atteintes volontaires à l’intégrité de la personne (torture, violences sur mineur, viol, agression sexuelle, etc.)
Comme cela avait été envisagé par les sénateurs (notre actualité), la personne qui filme ces infractions sera réputée complice des auteurs, et donc éligible aux mêmes peines. Par contre, celle qui aura diffusé ces enregistrements, par exemple sur YouTube, sera, elle, punie jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende (voir art.26Bis A).
Le procédé est atypique puisque cette peine est supérieure à celle du premier niveau de violence visé par ce nouvel article : trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende pour une violence sur mineur, personne vulnérable, policier, etc. et ayant entraîné moins de huit jours d’interruption temporaire de travail.
Concrètement, on en arrive à des hypothèses où l’auteur d’une infraction et la personne qui filme l’acte – réputée complice - seront parfois punis moins sévèrement que ceux qui diffusent ces données sur Internet.
« Celui qui diffuse un tel enregistrement doit faire l’objet d’une répression spécifique autonome, dans la mesure où, en droit pénal, la complicité de complicité n’est pas punissable. Il est préférable de faire de la diffusion une infraction autonome, punie de cinq ans d’emprisonnement, ce qui correspond à la peine encourue par les receleurs qui profitent du produit de l’infraction qu’ils n’ont pas eux-mêmes commise », a soutenu le M. le ministre délégué à l’aménagement du territoire lors des débats à l’Assemblée.
Conformément à ce qui avait été vu au Sénat, cette nouvelle infraction ne s’applique pas lorsque l’enregistrement ou la diffusion « résulte de l’exercice normal d’une profession ayant pour objet d’informer le public ou est réalisé afin de servir de preuve en justice ».
Les journalistes, professionnels de l’information, seront ainsi protégés lorsqu’ils relateront des violences. Les citoyens, eux, non. Pensons ainsi à l'auteur du film amateur fixant l'assassinat de JFK ou certaines exactions menées lors de conflits, manifestations, etc. Sur ce point, le texte est en phase avec celui de la Commission de déontologie, chargée de labéliser le contenu sur le web.
Dans l’hémicycle, le député Jean-Pierre Blazy avait tenté vainement de réserver l’infraction aux seules personnes qui « agissent en lien avec les auteurs de l’infraction enregistrée ou diffusée ». « Cette disposition nous paraît, en l’état, excessive. Elle est susceptible, par emprunt de criminalité, de faire encourir la cour d’assises à une personne qui pratique ce jeu malsain, sans que, pour autant, la preuve soit apportée d’un lien entre celui-ci et les auteurs de l’infraction ».
Le député note ainsi que le texte pourrait permettre d’incriminer un témoin non professionnel de la scène, et « qui peut, en la filmant, aider à faire la lumière sur un fait de violence grave ». Alors que certaines vidéos chocs ont pu avoir un effet bénéfique en termes de diffusion de l’information, le témoin d’une scène risquera-t-il encore d’enregistrer et diffuser un fait de violence s’il risque cinq ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende, voire plus ?
Mais pour le rapporteur, qu’importe : « L’existence d’un lien établit par définition la complicité, ce qui rend l’amendement inutile. En revanche, il s’agit précisément de pouvoir incriminer les personnes visées lorsqu’il n’existe aucun lien avec les auteurs de l’agression ».
Le texte devra encore finir son périple devant le parlement avant un éventuel passage au Conseil constitutionnel. Ceci fait, et à défaut de censure, il deviendra loi.
Comme cela avait été envisagé par les sénateurs (notre actualité), la personne qui filme ces infractions sera réputée complice des auteurs, et donc éligible aux mêmes peines. Par contre, celle qui aura diffusé ces enregistrements, par exemple sur YouTube, sera, elle, punie jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende (voir art.26Bis A).
Le procédé est atypique puisque cette peine est supérieure à celle du premier niveau de violence visé par ce nouvel article : trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende pour une violence sur mineur, personne vulnérable, policier, etc. et ayant entraîné moins de huit jours d’interruption temporaire de travail.
Concrètement, on en arrive à des hypothèses où l’auteur d’une infraction et la personne qui filme l’acte – réputée complice - seront parfois punis moins sévèrement que ceux qui diffusent ces données sur Internet.
« Celui qui diffuse un tel enregistrement doit faire l’objet d’une répression spécifique autonome, dans la mesure où, en droit pénal, la complicité de complicité n’est pas punissable. Il est préférable de faire de la diffusion une infraction autonome, punie de cinq ans d’emprisonnement, ce qui correspond à la peine encourue par les receleurs qui profitent du produit de l’infraction qu’ils n’ont pas eux-mêmes commise », a soutenu le M. le ministre délégué à l’aménagement du territoire lors des débats à l’Assemblée.
Conformément à ce qui avait été vu au Sénat, cette nouvelle infraction ne s’applique pas lorsque l’enregistrement ou la diffusion « résulte de l’exercice normal d’une profession ayant pour objet d’informer le public ou est réalisé afin de servir de preuve en justice ».
Les journalistes, professionnels de l’information, seront ainsi protégés lorsqu’ils relateront des violences. Les citoyens, eux, non. Pensons ainsi à l'auteur du film amateur fixant l'assassinat de JFK ou certaines exactions menées lors de conflits, manifestations, etc. Sur ce point, le texte est en phase avec celui de la Commission de déontologie, chargée de labéliser le contenu sur le web.
Dans l’hémicycle, le député Jean-Pierre Blazy avait tenté vainement de réserver l’infraction aux seules personnes qui « agissent en lien avec les auteurs de l’infraction enregistrée ou diffusée ». « Cette disposition nous paraît, en l’état, excessive. Elle est susceptible, par emprunt de criminalité, de faire encourir la cour d’assises à une personne qui pratique ce jeu malsain, sans que, pour autant, la preuve soit apportée d’un lien entre celui-ci et les auteurs de l’infraction ».
Le député note ainsi que le texte pourrait permettre d’incriminer un témoin non professionnel de la scène, et « qui peut, en la filmant, aider à faire la lumière sur un fait de violence grave ». Alors que certaines vidéos chocs ont pu avoir un effet bénéfique en termes de diffusion de l’information, le témoin d’une scène risquera-t-il encore d’enregistrer et diffuser un fait de violence s’il risque cinq ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende, voire plus ?
Mais pour le rapporteur, qu’importe : « L’existence d’un lien établit par définition la complicité, ce qui rend l’amendement inutile. En revanche, il s’agit précisément de pouvoir incriminer les personnes visées lorsqu’il n’existe aucun lien avec les auteurs de l’agression ».
Le texte devra encore finir son périple devant le parlement avant un éventuel passage au Conseil constitutionnel. Ceci fait, et à défaut de censure, il deviendra loi.
Rédigée par le lundi 19 février 2007 à 11h02 (25991 lectures)
Le reste de l'actualité :
19-02-07 : Wii : INpact Virtuel teste Excite Truck
19-02-07 : Sécurité : les routeurs sont (pas) sympas
19-02-07 : Navigateurs : un guide pour devenir expert ès Firefox
19-02-07 : Cuba s'engage totalement dans le logiciel libre
19-02-07 : Internet : moins de visites en décembre 2006 qu'en 2005
19-02-07 : Le droit de l'happy slapping ou du vidéo-lynchage se précise
19-02-07 : AMD ouvre un pavillon de développement dans Second Life
19-02-07 : Steve Ballmer sous-entend une baisse de prix de la Xbox 360
19-02-07 : SanDisk licencie 250 personnes pour rester compétitif
19-02-07 : AMD/ATI lancera ses nouvelles Radeon X2k le 30 mars
19-02-07 : Sécurité : les routeurs sont (pas) sympas
19-02-07 : Navigateurs : un guide pour devenir expert ès Firefox
19-02-07 : Cuba s'engage totalement dans le logiciel libre
19-02-07 : Internet : moins de visites en décembre 2006 qu'en 2005
19-02-07 : Le droit de l'happy slapping ou du vidéo-lynchage se précise
19-02-07 : AMD ouvre un pavillon de développement dans Second Life
19-02-07 : Steve Ballmer sous-entend une baisse de prix de la Xbox 360
19-02-07 : SanDisk licencie 250 personnes pour rester compétitif
19-02-07 : AMD/ATI lancera ses nouvelles Radeon X2k le 30 mars
Firefox 3 : se rendre rapidement sur ses sites préférés
Lorsque l’on commence à posséder une liste immense...
Lorsque l’on commence à posséder une liste immense...
Firefox 3 : ajouter des étiquettes sur les marque-pages
La gestion des étiquettes sous Firefox est un moyen...
La gestion des étiquettes sous Firefox est un moyen...
© 2003 -2008 PC INpact SARL de presse. Tous droits réservés ! - Powered by PCI WebEngine - PCINpact.com est un site de PC INpact Network
Glossaire : A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Toutes les marques citées sur PC INpact appartiennent à leurs propriétaires respectifs ! - Page valide XHTML 1, CSS -
- Générée en 0.0347 s - Top 100
Partenaires : Disque dur multimédia - Personnaliser Windows - Comparatif photo - Forum Science - Tom's Hardware - Sonneries et jeux pour mobiles - Test ADSL
Toutes les marques citées sur PC INpact appartiennent à leurs propriétaires respectifs ! - Page valide XHTML 1, CSS -
- Générée en 0.0347 s - Top 100Partenaires : Disque dur multimédia - Personnaliser Windows - Comparatif photo - Forum Science - Tom's Hardware - Sonneries et jeux pour mobiles - Test ADSL

































