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L'actualité informatique et multimédia
Alors qu'il devait voir le jour dans le courant du mois de janvier, le moteur de recherche européen Quaero vient de tomber sur un 404 Page Not Found. Avec la défection de l'Allemagne, le projet de moteur prend en effet un sacré coup de plomb dans l'aile.
Rupture au sommet
Les deux pays avaient initialement planifié un coût de 1 à 2
milliards d'euros, échelonné sur cinq ans. Cofinancé, donc, il s'appuyait également sur des investisseurs tels que Thomson, Deutsche Telekom et France Télécom, Bertin Technologies, l'INRIA (Institut National de la Recherche en Informatique et en Automatique), l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) et LIMSI (Laboratoire d'Informatique pour la Mecanique et les Sciences de l'Ingenieur, du CNRS) ou encore des universités tels l’Université de Kalrsruhe (traitement audio) ou des fournisseurs de contenus comme l'INA (Institut national de l'audiovisuel).
La difficulté d'une coopération frontalière est ainsi remise en évidence. Mardi, le gouvernement allemand a donc officiellement consommé la rupture, basée sur un différend touchant la conception même du projet. Lors de la conférence de presse, Hartmut Schauerte, secrétaire d'État attaché à l'économie a expliqué que l'Allemagne allait se focaliser sur un projet de moindre envergure, ce qu'a confirmé le Ministre de l'Économie, sans développer.
Et de vagues explications
Aucun commentaire non plus de la part de Thomson ou d'Avarto, mais selon un participant français, ce serait bel et bien l'intention même de Quaero qui serait en cause. François Bourdoncle, directeur executif de Exalead, moteur de recherche français, précise tout de même : « La vérité est que nous voulions développer un moteur de recherche multimédia, lorsque l'Allemagne optait plus résolument pour un moteur de recherche textuelle, version next gen. Une partie de cet imbroglio provient de ce que l'on a évoqué une véritable concurrence affichée et exagérée avec le moteur de recherche Google. »
« En Allemagne, je pense qu'il y avait également quelques résistances à l'idée d'un projet conduit entièrement par des gouvernements, » ajouta Andreas Zeller, président de la technologie de la programmation à l'université de Saarland à Sarrebruck. Le succès final est quelque chose qui ne saurait êre planifié, mais qui bien au contraire s'obtient de lui-même.»
Et pour l'avenir ?
Question en suspens désormais : la France pourra-t-elle seule supporter le coût de
ce financement ? Devra-t-elle au contraire appeler Bruxelles à l'aide, pour que L'UE participe au projet ? Pour Ulricht Trabert, analyste chez Bankhaus Metzler, il serait plus sage de regarder ce que le marché des moteurs propose déjà avant de mettre en chantier un élément si gigantesque. « Peut-être est-ce destiné à insuffler un vent d'indépendance pour l'Europe, et de prestige, mais nombreux furent ceux qui se sont demandé quelle en était la pertinence. »
On se souviendra alors des quelques mots du président de la République, en avril dernier : « Face à la croissance exponentielle de l'industrie des moteurs de recherche,il fallait que la France, avec ses partenaires allemands et demain, je l'espère, européens, soit à la hauteur de cet enjeu majeur. »
Une hauteur introuvable désormais ?
Rupture au sommet
Les deux pays avaient initialement planifié un coût de 1 à 2
milliards d'euros, échelonné sur cinq ans. Cofinancé, donc, il s'appuyait également sur des investisseurs tels que Thomson, Deutsche Telekom et France Télécom, Bertin Technologies, l'INRIA (Institut National de la Recherche en Informatique et en Automatique), l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) et LIMSI (Laboratoire d'Informatique pour la Mecanique et les Sciences de l'Ingenieur, du CNRS) ou encore des universités tels l’Université de Kalrsruhe (traitement audio) ou des fournisseurs de contenus comme l'INA (Institut national de l'audiovisuel).La difficulté d'une coopération frontalière est ainsi remise en évidence. Mardi, le gouvernement allemand a donc officiellement consommé la rupture, basée sur un différend touchant la conception même du projet. Lors de la conférence de presse, Hartmut Schauerte, secrétaire d'État attaché à l'économie a expliqué que l'Allemagne allait se focaliser sur un projet de moindre envergure, ce qu'a confirmé le Ministre de l'Économie, sans développer.
Et de vagues explications
Aucun commentaire non plus de la part de Thomson ou d'Avarto, mais selon un participant français, ce serait bel et bien l'intention même de Quaero qui serait en cause. François Bourdoncle, directeur executif de Exalead, moteur de recherche français, précise tout de même : « La vérité est que nous voulions développer un moteur de recherche multimédia, lorsque l'Allemagne optait plus résolument pour un moteur de recherche textuelle, version next gen. Une partie de cet imbroglio provient de ce que l'on a évoqué une véritable concurrence affichée et exagérée avec le moteur de recherche Google. »
« En Allemagne, je pense qu'il y avait également quelques résistances à l'idée d'un projet conduit entièrement par des gouvernements, » ajouta Andreas Zeller, président de la technologie de la programmation à l'université de Saarland à Sarrebruck. Le succès final est quelque chose qui ne saurait êre planifié, mais qui bien au contraire s'obtient de lui-même.»
Et pour l'avenir ?
Question en suspens désormais : la France pourra-t-elle seule supporter le coût de
ce financement ? Devra-t-elle au contraire appeler Bruxelles à l'aide, pour que L'UE participe au projet ? Pour Ulricht Trabert, analyste chez Bankhaus Metzler, il serait plus sage de regarder ce que le marché des moteurs propose déjà avant de mettre en chantier un élément si gigantesque. « Peut-être est-ce destiné à insuffler un vent d'indépendance pour l'Europe, et de prestige, mais nombreux furent ceux qui se sont demandé quelle en était la pertinence. »On se souviendra alors des quelques mots du président de la République, en avril dernier : « Face à la croissance exponentielle de l'industrie des moteurs de recherche,il fallait que la France, avec ses partenaires allemands et demain, je l'espère, européens, soit à la hauteur de cet enjeu majeur. »
Une hauteur introuvable désormais ?
Rédigée par le vendredi 05 janvier 2007 à 06h56 (19294 lectures)
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