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Natalya Kaspersky est l’actuelle présidente directrice générale de la société du même nom : Kaspersky Lab. La très célèbre société russe édite l’antivirus éponyme considéré par une majorité d’utilisateurs comme un produit leader dans le monde de la sécurité. Dans la lutte qui a opposé Microsoft aux éditeurs McAfee et Symantec à propos de la technologie PatchGuard, Kaspersky avait soutenu l’éditeur de Redmond. Aujourd’hui, Natalya publie un document de six pages où elle expose son avis sur Vista.La PDG de Kaspersky évoque plusieurs éléments intéressants concernant le niveau de protection de Vista. Il est intéressant de constater pour commencer la différence que certaines sociétés appliquent à leurs méthodes de communication, car il s’agit bien sûr ici d’un tel moyen. Un PDG ne peut exposer un avis à ce point sans engager toute sa société avec lui (ou avec elle en l’occurrence). Et pourtant, Natalya Kaspersky semble rompue à cet exercice. De ce fait, le résultat est personnel et « humain », avec les avantages et inconvénients que cela comporte.
Mme Kaspersky semble avoir une opinion globalement favorable de Vista. Elle revient sur un petit incident diplomatique qui avait touché Jim Allchin de chez Microsoft récemment. S’exprimant sur la sécurité de Vista, ses propos avaient été mal perçus, la presse se déchainant alors sur la soi-disant capacité de Vista à se passer d’antivirus. Bien sûr, il n’avait rien dit de tel, et dans le cas contraire, sa crédibilité en aurait pris un sérieux coup.De l’incident de Jim Allchin, Natalya rebondit sur les capacités de Vista à se protéger :
« Par exemple, Vista permet de réduire le nombre de processus et d'applications exécutés avec des privilèges étendus (c.-à-d. avec les privilèges d'administrateur). Pour des raisons de compatibilité avec diverses applications, dans les versions antérieures de Windows, un trop grand nombre d’utilisateurs avait accès à des privilèges étendus. Désormais, tous les processus et applications seront lancés par défaut avec des privilèges restreints et même si de sérieuses vulnérabilités sont identifiées dans ces applications, elles n'auront que très peu d'influence sur l'ensemble du système et ne pourront pas vraiment nuire à l'ordinateur. »
Elle précise en outre que l’UAC et le mode protégé d’Internet Explorer auront nécessairement des conséquences positives pour la sécurité. Lorsqu’elle aborde Windows Defender, elle rappelle que ce logiciel n’est pas un antivirus mais s’occupe seulement de la partie « logiciels espions » et des adwares. La différence est importante, puisqu’elle permet d’introduire la relation entre Vista et les suites sécuritaires des différents éditeurs.
Sans parler une seule fois de ses produits, Natalya Kaspersky indique qu’un antivirus est nécessaire sous Vista. La meilleure preuve selon elle en est la présence d’un champ spécialement réservé à l’antivirus dans le Centre de Sécurité. Elle se lance ensuite dans la chasse aux idées préconçues. Par exemple, s’il est clairement conseillé de ne jamais installer deux antivirus en même temps, la présence de Windows Defender n’est pas un problème. De même, même si One Care a été développé par Microsoft, cela n’en fait pas nécessairement le meilleur antivirus pour Vista :
« Certains utilisateurs pensent que les solutions de Microsoft telles que One Care seront mieux adaptées que les solutions équivalentes d'autres éditeurs, compte tenu du soi-disant haut degré d'intégration avec le système d'exploitation car il utilise des fonctions non documentées du système tandis que les éditeurs tiers n'ont pas accès à de telles données. Il s'agit une fois de plus d'un mythe. Tout ce que Microsoft développe peut être réparti entre la plate-forme (le système d'exploitation) et les applications qui fonctionnent avec ce système d'exploitation. Du point de vue des applications, les développeurs de Microsoft font référence aux mêmes bibliothèques et fonctions que celles, documentées et décrites, accessibles aux autres éditeurs de logiciels. »
Elle donne alors un avis personnel sur les chances de succès de One Care, qu’elle juge moyennes étant donné trois argument jouant en sa défaveur :
- La réputation de Microsoft dans le domaine de la sécurité
- La vitesse de réaction face aux nouvelles menaces
- La grande qualité de certaines solutions existantes et ayant déjà fait leurs preuves (elle ne cite aucun nom)
Rédigée par le lundi 18 décembre 2006 à 17h43 (32965 lectures)
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