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 Débat autour de l'accès au WhoIs des sites Internet
 Le grand méchant Who
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icannFaut-il rendre plus difficile l’accès au Whois des noms de domaine ? La question est âprement débattue à Marrakech au Maroc, entre l’Icann et la Federal Trade Commission américaine et les autres acteurs de ce secteur. Le Whois est cette fonctionnalité qui permet de connaître les contacts techniques, administratifs et derrière le véritable propriétaire d’un nom de domaine.

Alors que de plus en plus de particuliers se lancent dans l’achat d’un nom de domaine, un des gestionnaires d’extension de domaine, le gNSO (generic Names Supporting Organisation) souhaiterait limiter ces données à des considérations purement techniques. L’idée sous-jacente est de protéger la vie privée de chacun dans un monde de plus en plus ouvert sur les réseaux En France par exemple, avec l’ouverture du .Fr, la base WHois des sites créés par des particuliers a été volontairement limitée au strict minimum, afin justement de respecter les droits des déposants.

Face à ces nobles questions, la Federal Trade Commission (FTC), gendarme du commerce outre-Atlantique, a envoyé au Maroc Jon Leibowitz, l’un de ses cinq membres, pour peser de tout son poids sur ces discussions. « Certains de se demander si, après avoir forcé l'ICANN à faire demi-tour sur le .XXX, la présence d'un Commissaire du FTC à Marrakech ne montre pas que les US entendent également voir le WHOIS soumis à leur volonté » s’interroge le site Domaines.info qui a suivi l’évènement sur le terrain.

Une redéfinition de la base Whois semble hors de question pour la FTC. Selon le puissant organisme, la base WhoIS lui fournit les armes nécessaires pour combattre les scams, spam, spywars et autres activités illégales allant contre les intérêts des consommateurs. Et ce même lorsque les données qui y sont indiquées sont totalement fausses car elles contiendraient des germes d’indices l’aidant dans ses enquêtes.

Voilà peu, le Government Accountability Office, un organisme rattaché au Congrès américain, affirmait que plus de 2,31 millions de noms de domaines enregistrés sont truffés de fausses informations : numéros de téléphone bidons, codes postaux invalides, adresses exotiques, etc. S’ajoutent 1,64 million de noms avec des informations partielles sur les champs normalement obligatoires. Normalement, rappelait le GAO, l'Icann a la possibilité de forcer les bureaux d’enregistrement à enquêter et faire corriger ces éléments sous peine d'annulation du dépôt pour données incorrectes.

Rédigée par le jeudi 29 juin 2006 à 12h07 (13745 lectures)
Source de l'INformation : Domaines.info
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