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 Le MIT travaille sur des batteries prometteuses
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Nouvelle technologie

Il se pourrait bien que le Massachussetts Institute of Technology travaille actuellement sur un nouveau type de batterie qui enlèvera peut-être à l’industrie cette épine dans le pied que constitue l’autonomie d’un périphérique portable.

Plutôt que d’améliorer les modèles actuels de batteries, l’équipe de Joel Schindall a décidé de se pencher sur une invention mise au point il y aura bientôt 300 ans : le condensateur. Techniquement parlant, les condensateurs sont plus efficaces que les batteries traditionnelles. Ils stockent l’énergie sous forme de particules chargées dans un champ électrique entre deux électrodes métalliques. Une forme de stockage plus efficace que les procédés chimiques utilisés dans les batteries actuelles, mais qui a un inconvénient de taille : sa taille, justement.

Cet inconvénient a mené à un constat très simple : à volume égal, une batterie constituée des meilleurs condensateurs pourra emmagasiner une énergie inférieure de 25 fois à celle d’une batterie classique. Mais Joel Schindall tenait à continuer dans cette voie et à se débarrasser de ces batteries chimiques si chères au remplacement et nécessitant des heures de recharge. La solution était donc claire : il fallait réduire la taille des condensateurs. Plus facile à dire qu’à faire et ils ne sont pas les premiers à avoir essayé.

Ils sont par contre les premiers à avoir utilisé des nanotubes pour recouvrir les électrodes, utilisant grosso modo le principe des poumons qui démultiplient la surface de contact avec l’air inspiré en pliant les tissus. Ici les nanotubes sont collés aux électrodes à la manière de cheveux, bien que ces derniers soient en pratique 30 000 fois plus épais. Les condensateurs ainsi équipés se retrouvent avec des capacités bien supérieures, tout en offrant les avantages liés à leur mode de fonctionnement.

Et ces avantages pourraient faire de ce nouveau type de batterie la coqueluche des organisations environnementales. Selon l’Environmental Protection Agency en effet, plus de trois milliards de batteries chimiques en tous genres ont été vendues aux Etats-Unis pour la seule année 1998. On sait que depuis huit ans, les batteries se vendent toujours aussi bien, et si les procédés chimiques se sont largement améliorés, ils n’en restent pas moins un danger de dissémination d’éléments toxiques dans la nature.

Techniquement parlant, Joel Schindall ne tarit pas d’éloges sur la création de son équipe. Il faut dire que de telles batteries, qu’elles soient utilisé dans un baladeur MP3, un téléphone ou ordinateur portable, peuvent se recharger en quelques secondes. Contrairement aux procédés chimiques également, il n’existe aucun effet mémoire, et la capacité totale ne diminue pas avec le temps. Quant à la durée de vie, elle pourrait être dans bien des cas supérieure à celle de l’appareil qui nécessite la batterie.

Schindall n’est actuellement pas le seul à travailler sur les nanotubes puisqu'une autre équipe de chercheurs, au Royaume-Uni cette fois, se penche également sur la question. Mais l’équipe de Schindall devrait présenter les premiers prototypes entièrement fonctionnels d’ici quelques mois. Les nanotechnologies promettent décidément bien des avancées.

Rédigée par le vendredi 09 juin 2006 à 09h38 (18613 lectures)
Source de l'INformation : ScienCentral
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