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 Chine : dissidents condamnés et discours du Gouvernement
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« Ne pas égarer le public », « Prendre leurs responsabilités » ; voilà comment le premier ministre chinois Wen Jiabao a, mardi, dernier apostrophé les sites Internet, désireux de se développer en Chine. Respecter les règles édictées par le gouvernement chinois, et ainsi suivre l'exemple de Google, voilà donc ce qui attend l'Internet. Citant Bernard Shaw, propos rapportés par l'AFP, le premier ministre déclame que  « la liberté est toujours assortie de responsabilités. »

C'est dans ce contexte que Li Jianping, détenu par la police depuis plus d'une année, a été finalement accusé « d'incitation à la subversion de la souveraineté de l'Etat », pour avoir publié sur Internet une série d'articles. « Comment est-il possible que quelques essais puissent subvertir la souveraineté de l'Etat ? » interroge son épouse Xu Hui. Une recherche révèle, sur des sites Web interdits en Chine, tels que Boxun et Epoch Times, des articles de Li, certains décrivant notamment le régime de Mao Zedong comme autocratique. Dans Boxun, un autre article de Li condamnait même le manque de liberté en Chine.

La peine encourue pour avoir rédigé ces textes se monte à 15 ans de prison, selon l'avocat de Li Zhang. Un groupe de défense des Droits de l'Homme, basé à New York et à Hong Kong, a confirmé les accusations qui ont condamné Li. Ce mouvement établit également une brève biographie indiquant que Li avait participé en 1989 au mouvement pour la démocratie (lequel avait mené au tristement célèbre massacre de la place Tienanmen) en fondant la Fédération indépendante des Universités de Shanghaï.

Si les observateurs constatent que le pays a resserré le contrôle des médias et les pressions traditionnelles, pour contenir tout malaise social, M. Jiabao notait, lui, que ses concitoyens peuvent avoir accès à l'information, à condition « qu'ils se plient volontairement aux lois », car l'internet se régit malgré tout « selon les lois chinoises. » Pour les 100 millions d'abonnés, voilà de quoi se sentir confiants et sereins.

Un journaliste, Li Yuanlong, de la province du sud-ouest de Guizhou avait été, le mois dernier, accusé de subversion en raison d’essais politiques jugés sensibles par le gouvernement, et qui furent publiés sur Internet.


Accèder à l'article concernant Li Zang, en chinois, traduit automatiquement

Rédigée par le mercredi 15 mars 2006 à 06h36 (6771 lectures)
Source de l'INformation : Multiiples
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