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L'actualité informatique et multimédia
Une université canadienne vient de refuser la mise en place de plusieurs antennes Wifi disséminées dans l’établissement. Bien que les étudiants utilisent de manière croissante ce type de connexion adaptée aux déplacements, l’université de Lakehead, dans l’Ontario, fait machine arrière. La raison invoquée est médicale : on ne connaîtrait pas vraiment les effets des ondes sur le cerveau.Les joies du surf et la possibilité de travailler en ligne de n’importe quel endroit du campus ne seront donc pas accessibles à ces étudiants. Leur proviseur, Fred Gilbert, veille en effet sur leurs petites têtes blondes. Il remet en question les conditions d’utilisation du Wifi, arguant qu’on ne connaît que très moyennement les effets à long terme de cette technologie sans-fil. Gilbert pense en outre que l’on manque de recul et que l’histoire a démontré que certains effets ne se voyaient que trente ou quarante ans plus tard.
Le proviseur s’est basé sur un rapport de la California Public Utilities Commission, dans lequel les experts indiquent que les effets de champs magnétiques mériteraient de plus amples investigations. Il faut cependant bien se rendre compte que ne pas implanter d’antennes Wifi sur le campus ne signifie pas pour autant que les étudiants n’y seront pas confrontés.
Cette technologie sans fil gagne en effet tous les jours en ubiquité et présente des différences fondamentales avec les téléphones portables. La fréquence de 2.4GHz qui est utilisée pour les transmissions Wifi est employée par d’autres appareils depuis assez longtemps. Parmi ces appareils, les téléphones sans fil et les fours micro-ondes sont de loin les plus courants. D’autre part, contrairement aux téléphones portables qui nécessitent le plus souvent que l’on colle l’appareil à l’oreille, les étudiants se collent rarement la tête à des antennes Wifi.
D’autres études sont en cours et devraient aboutir à un alignement du Canada sur les autres pays en matière de recommandations : aucun risque identifié pour une exposition normale. Comme le fait remarquer astucieusement notre confrère Ars Technica, les étudiants resteront donc au bon vieux mode de connexion par câble, sauf si ce dernier devait représenter finalement un risque d’étranglement.
Rédigée par le jeudi 23 février 2006 à 15h24 (19154 lectures)
Source de l'INformation : Ars Technica
Source de l'INformation : Ars Technica
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