actualité
 L'actualité informatique et multimédia
 P2P : le réalisateur des Choristes attaque des annonceurs
 Ce sont pas des enfants de choeur ?
Justice

choristesLes liaisons intimes entre certains sites et les annonceurs de pubs sont une nouvelle fois mise en cause en justice. Le réalisateur des Choristes, Christophe Barratier et d’autres organismes du cinéma, viennent d’attaquer plusieurs annonceurs. Ils sont accusés par leurs soins du délit de complicité de contrefaçon, pas moins. M. Barratier a expliqué que « le principe de cette action n'est pas d'obtenir une réparation financière, mais quelque chose qui serait plutôt de l'ordre de l'exemple, du symbole». Pour rappel, le film précité fut disponible 15 jours après sa sortie en salle sur les réseaux P2P...

« Les professionnels du cinéma souhaitent lever le voile sur l’opacité des pratiques publicitaires sur internet », indique dans un communiqué le réalisateur. Pointé du doigt, la présence de publicité par fenêtres pop-up, bandeaux, etc. sur « des sites peer-to-peer permettant le piratage des œuvres. » Des bandeaux de publicités qui donnent du même coup un vernis de respectabilité pour les visiteurs, intolérable pour ces professionnels. Devant la chambre correctionnelle du Tribunal de grande Instance de Paris, sont mis en cause Neuf Telecom, AOL France, Telecom Italia France, Voyages-sncf.com, FINAREF et La Française des Jeux. Aucune régie de pub ne semble mise directement en cause.

Jacques Perrin, le producteur des Choristes explique que « au-delà d’un simple préjudice financier pour les producteurs et auteurs d’un film, il s’agit de défendre le principe même du droit des auteurs et producteurs, sans lequel toute création cinématographique future devient économiquement impossible. » L’on évoque du coup la mise en place d’un code de bonnes conduites entre les différents intervenants, et des offres légales de films sur Internet.

Dénonçant encore le mythe de la gratuité, le réalisateur des Choristes, appelle, quant à lui, à « une approche pédagogique vis-à-vis des internautes, et tout particulièrement des plus jeunes permettant de leur faire comprendre que le piratage d’une oeuvre même dématérialisée reste du vol qui, en affaiblissant économiquement la création, conduira inexorablement à l’appauvrissement de l’offre de films, et donc de la liberté de choix du spectateur. » Un mythe totalement faux selon lui lorsque l’on constate « la très forte croissance économique de certains secteurs permis par le développement d’Internet (FAI, constructeurs de matériels informatiques et d’équipements de loisirs numériques,…), et que vient confirmer l’explosion des dépenses publicitaires sur Internet. » Et l'auteur de conclure que  « de la même façon que c'est mieux de traquer les dealers que de réprimer les drogués, il y a une action de pédagogie du même ordre à réaliser en direction des internautes».

On pourra lire le dossier complet publié sur cette affaire, dans ce fichier PDF.

Rédigée par le jeudi 26 janvier 2006 à 06h36 (21015 lectures)
Source de l'INformation : AFP
Partager cette actualité par e-mail Imprimer cette actualité Proposer une actualité PC INpact sur votre site Sauvegarder cette actualité dans votre dossier Télécharger en pdf cette actualité Signaler une erreur dans la news
Sur le même sujet d'actualité :


Recherches relatives : - -