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 11 mois d'enfermement pour le pirate de Paris Hilton
 On ne s'attaque pas à la nomenclatura !
Justice

Onze mois ferme pour une telle affaire peuvent paraître beaucoup, mais il faut évidemment savoir que le pirate en question était condamné pour plusieurs actes illégaux, outre le piratage du téléphone portable de Paris Hilton. Dans la courte mais riche carrière de ce jeune cyber-délinquant de 17 ans, la blonde éthérée ne fut finalement qu'une comique récréation.

Le mineur est resté anonyme conformément à la loi, il est désormais incarcéré pour 11 mois dans une maison de redressement. Il avait plaidé coupable pour l'ensemble des chefs d'accusation, et devra rester en liberté surveillée pendant deux ans après sa libération. De quoi méditer sur ses nombreuses péripéties, que voici.

En mars 2004, il envoie un mail à une université de Floride, les menaçant de tout faire exploser. L'établissement fut fermé pendant deux jours, le temps d'être inspecté par plusieurs équipes de démineurs, pompiers et maîtres chien. En Août 2004, il infecte l'ordinateur d'un employé d'AOL pour y utiliser un cheval de Troie capable d'accéder à plusieurs informations sur les activités de la société.

En Janvier dernier, le même petit homme s'introduit dans le système de T-Mobile, un opérateur de téléphonie Mobile, en utilisant une faille dans leur sécurité informatique. Il se permet alors de changer les mots de passe des abonnées au service de stockages de fichiers multimédia, et de publier le mystérieux contenu du téléphone de la riche héritière Hilton. Il attaque ensuite au site d'archivage juridique LexisNexis, causant environ 1 million de dollars de dommages pour le site et ses 310 000 utilisateurs. Ayant eu l'accès aux emails de chacun, lui et un groupe de pirates ont envoyé des centaines d'emails dotés d'un contenu pornographique vérolé avec un virus de type Keylogger (enregistrement de tout ce que frappe la victime sur son clavier).

Vous en voulez encore ? Voici le clou de l'histoire. En juin dernier, le jeune pirate appelle T-Mobile pour rouvrir une ligne de téléphone portable fermée, une ligne qu'il avait lui-même créée. Devant le refus de son interlocuteur, il menace d'attaquer le site Web de T-Mobile par une attaque DDoS (distributed denial of service), qui consiste à saturer la bande passante du site à l'aide des connexions simultanées d'un grand nombre d'ordinateurs. Dix minutes après le jeune garçon s'exécute. L'attaque DDoS aura provoqué le crash d'une grande partie des activités Web de l'opérateur mobile.

D'autres personnes liées à ces actes sont encore activement recherchées. Les services secrets et le FBI ont désigné encore neuf autres membres du groupe de pirates « Defonic Team Screen Name Club » (DFNCTSC) auquel appartenait le garçon de 17 ans. Pour l'instant, le jeune condamné sera certainement sollicité par les autorités pour les aider dans leur traque...


Rédigée par le jeudi 15 septembre 2005 à 15h49 (23726 lectures)
Source de l'INformation : Washington Post
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