
Tout commença avec un mail de notre collaborateur Vincent Audigier : un musée de l’informatique était inauguré sur les hauteurs de l’Arche de la Défense. Et plein de bonnes intentions, Vincent d’ajouter : «
Ça te branche qu'on y aille ensemble ? Vu que c'est juste à la sortie de mon boulot... » Ah ouais, ça se serait passé de l’autre côté de la ville, je me le serais fait tout seul ce musée. Merci les amis, franchement ça fait plaisir.
Enfin, rendez-vous fut pris pour le vernissage à 18h30. L’exposition a pour nom « 1940-1990 : Histoires d'Informatique » Tout un programme. 50 ans d’histoire de PC, des balbutiements des premières machines jusqu’aux modèles sur lesquels certains d’entre vous ont peut-être travaillé, voire gardent encore chez eux comme des reliques d’un autre temps. Car ce musée ne déroge pas à la règle : ici, on présente du matériel historique.
avant... après...
L’ascension nous entraîna vers les 110 mètres au-dessus du niveau de la foule et pour me rassurer, moi qui crains l’altitude, Vincent m’encourage à prendre quelques photos du panorama. Sadique ! Le Musée de l’Informatique a débuté son exposition le 5 juin 2007, et prolongera jusqu’au 08 octobre 2007 . Trois (enfin, quatre plutôt...) grands manitous orchestraient ainsi cette inauguration (de gauche à droite) :
- Alain BERNARD, fondateur et Georges CROIX, Président-directeur Général de Prosodie, sponsor de l'exposition
- Francis BOUVIER, Président du Toit de la Grande Arche
- Un inconnu
- Philippe NIEUWBOURG, Président de l'association AntéMémoire
Dès nos premiers pas, une autre foule, constituée de curieux, d’amateurs éclairés ou simplement de personnes sur la liste d’invitation parcourt déjà les lieux. Les 400 m² de la pièce principale sont dédiés aux machines, et Vincent, notre brute du hard de saliver devant les premiers modèles qui s’offrent à son regard. Pour tout modèle, un panneau apporte quelques informations contextuelles, pour permettre au curieux de se replacer dans le cours des événements. Première phrase malheureuse, alors que je lis l’affiche d’introduction, où l’on parle du boulier : «
Ah, ouais... Alors les PC ça commence avec des boules ? » Oups...
Personnellement, les musées, c’est mon grand kiff, mais comme toujours on regrette qu’il n’y ait pas plus d’informations délivrées. Les machines ci-dessous sont des modèles datés de 1920-1930. Elles servaient aux calculs : on les nomme calculateurs. Pas aussi simple d’utilisation que la calculatrice Windows...
Vient ensuite le temps du stockage, avec les contrôleurs de perforations (à gauche), qui vérifiaient la validité des cartes-mémoires, inventées par Jean-baptiste Falcon en 1728, ancêtres balbutiants des supports de stockage (1930). Suivi de la mémoire à tore de ferrite, autre carte-mémoire, assemblage de fils conducteurs horizontaux et verticaux, avec un anneau disposé aux intersections pour stocker une info. Des armoires entières de cet objet permettaient de stocker quelques milliers de chiffres (1962).
Toujours dans le domaine du stockage on rencontre... un plateau de disque dur utilisé dans l’IBM 305 RAMAC. Le stockage de masse était à prendre au sens littéral puisque l’on comptait 350 disques identiques au sein de la bête pour un coût de 160 000 $ en 1956. D'ailleurs, l’énormité était exposée un peu plus loin devant nos yeux sidérés.
Et quelques autres exemples de stockage, qui feraient sourire, à tort les Geeks des temps modernes. Disquettes et bobines... Ça rappelle quelque chose ?
On évoque, sur les panneaux informatifs, mais sans que la chose soit présente, l’Eniac, qui tourna de 1943 à 1955, pesant 27 tonnes qui pratiquait les opérations les plus élémentaires, sans mémoire.