Santé, mais pas des mains...
C'est à Pandoue, en 1614 que le premier homme... a transpiré. Ben si. C'est ce qu'a démontré le génialissime médecin italien Santorio Santorio, après de longues et méticuleuses observations. Car Santorio avait remarqué qu'un liquide étrange s'écoulait des trous de la peau. Autant dire qu'il a également inventé par là même la sueur.
Deux ans auparavant, ce brave homme avait aussi découvert
le thermomètre.
Doit-on en conclure que presque 350 ans après, cette fantastique révélation n'aura servi qu'à engraisser les fabricants de déo en spray, en poudre ou en gel ? Eh bien, chers lecteurs, non !
Voilà quelque temps, MadX a sorti une souris pour droitier intégrant un ventilateur à l'intérieur, avec deux rangées de 10 ouvertures latérales ainsi que 64 trous dorsaux (on les a comptés, si, si...) «
pour vous garder les mains au sec », selon l'emballage ! Si ce slogan n'ira pas sans rappeler celui de Pampers («
Même mouillés, ils sont secs »), l'objet lui-même fanfaronne dans un design ravageur.
Déballage : j'ai déjà les mains moites...
Le bundle contient la souris et un adaptateur PS2. Elle est optique, pèse 113 g sans l'adaptateur et 120 g avec. Sa roulette est graduée, pour mieux sentir les degrés de défilement, à laquelle s'ajoutent deux boutons. La connexion se réalise en USB ou PS2. Et le plus qui change tout, un troisième bouton sur le côté gauche permet d'enclencher le ventilateur (4 cm), au ronronnement quasi imperceptible. Quant aux

patins, ils patinent sympathiquement.
Lorsqu'un joueur est maintenu en situation de stress, et que le corps risque la surchauffe (vision d'un corps féminin partiellement ou totalement dénudé) il sue, pour essayer de se refroidir. Mais cela survient aussi en pleine partie de Resident Evil ou Silent Hill.
Les symptômes sont les mêmes : les mains s'humidifient , deviennent moites, et bien que cette soudaine lubrification de la paume entraîne des dérapages incontrôlés, genre souris impossible à maîtriser... En pleine partie c'est la loose. Dans d'autres circonstances, c'est... agréable.
Une bête indomptable
PC INpact a ainsi poussé l'investigation jusque dans ses retranchements en testant l'objet de toutes les convoitises. Plusieurs années de recherche ont permis de le vérifier : toute main posée sur une souris, avec usage prolongé du mulot entraîne un phénomène de transpiration. Cela est dû à l'action des glandes sudoripares eccrines (confondez pas avec les sudoripares apocrines, crénom de nom !).

Étant donné le caractère exceptionnel du matériel que nous avions entre les mains, nous avons choisi de faire appel à deux personnes de notre connaissance. Toutes deux ont pour points communs de travailler régulièrement avec des souris et de connaître des problèmes pathologiques de transpiration au quotidien.
Afin de respecter leur anonymat, condition qu'ils avaient émise avant d'accepter notre interview, nous avons modifié électroniquement leur voix par de complexes procédés, et dissimulé leur regard. Tous deux ont passé quelques heures avec cette souris, et vous livrent leurs impressions au cours de cette interview.